"Salopard", ce mot qui "réintroduit de la morale en politique"

Publié à 10h27, le 26 mars 2013 , Modifié à 10h43, le 26 mars 2013

"Salopard", ce mot qui "réintroduit de la morale en politique"
François Delapierre sur RFI le 26/03/2013 (Capture d'écran)

LEXICOLOGIE - Il l'a dit, il le maintient, et il a une définition toute particulière du mot. François Delapierre réitère son "salopard" contre Pierre Moscovici, ce mardi 26 mars sur RFI, jugeant le mot particulierement "adapté":  

Quand il est à la table, assis à coté du ministre allemand des Finances (...), oui il l'est. 

Mais le secrétaire national du Parti de gauche, également conseiller régional d'Ile-de-France, a une définition bien personnelle du mot salopard. Il explique l'avoir utilisé pour mettre un peu de "chaleur" dans la "finance sans morale": 

En disant ça, j'ai conscience de briser une convenance, et pas seulement une convenance de savoir-vivre (...). La finance est sans morale; la technocratie est sans morale. (...)

Ce sont des décisions froides et anonymes. J'y ai mis la chaleur de ce mot, qui réintroduit finalement de la morale en politique. 

A voir, à 1'45: 

François Delapierre avait fustigé les "17 salopards de l'Europe" au congrès du Parti de gauche, le 23 mars à Bordeaux. Il avait alors explicitement nommé le ministre du Budget Pierre Moscovici comme étant l'un d'eux, provoquant des réactions en chaîne et des demandes d'excuses du PS.  

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