Sarkozy double tout le monde pour aller voter, contrairement à Juppé, Fillon et Le Maire

Publié à 14h01, le 20 novembre 2016 , Modifié à 15h14, le 20 novembre 2016

Sarkozy double tout le monde pour aller voter, contrairement à Juppé, Fillon et Le Maire
Nicolas Sarkozy en train de voter, ce dimanche 20 novembre © Eric FEFERBERG / POOL / AFP

C'est jour de vote, ce dimanche 20 novembre, du moins pour les personnes qui se reconnaissent dans les valeurs de la droite et du centre et acceptent de donner deux euros à la Haute autorité de la primaire. Ces personnes-là sont nombreuses, apparemment. Dans de nombreux bureaux de vote, il faut faire la queue, parfois longtemps, pour glisser son bulletin dans l'urne.

Les prétendants à l'investiture de Les Républicains ne bénéficient pas de coupe-file. On n'est pas à Disneyland ici et, pour voter, ils doivent faire comme tout le monde : attendre. Nathalie Kosciusko-Morizet avait pris ses précautions et était venue tôt glisser son bulletin dans l'urne.

Il y avait foule, en revanche, devant le bureau de vote du XVIe arrondissement où devait voter, en fin de matinée, Nicolas Sarkozy. Mais le chef de l'État n'a pas eu à attendre : comme l'a noté la journaliste d'Europe 1 Aurélie Herbemont, un dispositif avait été mis en place afin de contenir la queue à l'extérieur de la cour d'école où se tient le bureau de vote.

En arrivant avec son épouse Carla Bruni, l'ex-Président a donc pu passer devant tout le monde, comme on le voit sur ces images de l'AFP :

Apres le vote de l'ancien chef de l'État, les barrières ont été enlevées et les gens ont pu faire la queue dans la cour de l'école. Un procédé sans doute pas très galant mais qui peut très certainement s'expliquer par le statut de Nicolas Sarkozy qui, en tant qu'ancien président de la République, bénéficie d'un niveau de protection supérieur à celui de ses adversaires de la primaire.

D'autres candidats, en revanche, ont du faire la queue. "Cela fait plus de 35 minutes que l'on attend dehors", a ainsi admis, avec le sourire Bruno Le Maire auprès de BFMTV, juste après avoir voté.

François Fillon, Alain Juppé et Jean-François Copé ont, eux-aussi dû patienter, comme tout le monde, avant de pouvoir glisser leur bulletin dans l'urne.  

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