Sarkozy persuadé qu'il n'aura rien à faire pour que la droite revienne vers lui en cas de défaite de Fillon

Publié à 18h40, le 18 avril 2017 , Modifié à 18h43, le 18 avril 2017

Sarkozy persuadé qu'il n'aura rien à faire pour que la droite revienne vers lui en cas de défaite de Fillon
Nicolas Sarkozy © AFP
Image Sylvain Chazot


Nicolas Sarkozy soutient officiellement François Fillon. Encore fallait-il le préciser. L'ancien président de la République l'a donc répété ce mardi 18 avril dans une vidéo publiée sur Facebook, appelant à voter "sans états d'âme" pour son ancien "collaborateur".

En coulisses cependant, l'ancien chef de l'État ne semble pas certain de voir François Fillon l'emporter. Selon Le Canard Enchaîné de ce mercredi 19 avril, Nicolas Sarkozy lui donne 5% de chances de se qualifier pour le second tour de l'élection présidentielle.

Prévoyant, l'ex-Président imagine l'avenir et voit le sien dans des tons plutôt clairs. Devant ses proches, Nicolas Sarkozy le répète, relaye Le Canard : "Si Macron est élu, il sera incapable d'obtenir une majorité ou de la garder", prédit-il, se plaçant donc déjà dans l'après présidentielle, à savoir les législatives. Il ajoute :



Dans un pays aussi éruptif, personne ne sera capable de tenir la barre de l'opposition. Ils vont donc tous revenir vers moi pour me demander d'éviter l'éclatement de la famille politique et d'empêcher la victoire de Le Pen en 2022. Et je n'ai même pas besoin d'être demandeur.

Pas besoin d'être demandeur, certes. Mais Nicolas Sarkozy paraît tout de même persuadé d'une défaite de François Fillon. Début avril, déjà cité par le palmipède, l'ancien chef de l'État voyait l'ex-Premier ministre éliminé dès le premier tour avec environ 20% des voix, derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron. "Je serai le premier à appeler à voter Macron contre Le Pen. Et, comme Fillon sera mort, je suis prêt à prendre immédiatement la tête de la droite pour mener la campagne des législatives. Car on peut les gagner, ces législatives", avait-il imaginé. Le rêve de Nicolas Sarkozy se poursuit. 

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