"Se laisser baiser" par Bercy : le président LREM de la commission de la Défense n'est "pas loin" de penser la même chose que Villiers

Publié à 09h26, le 20 juillet 2017 , Modifié à 14h35, le 26 décembre 2017

"Se laisser baiser" par Bercy : le président LREM de la commission de la Défense n'est "pas loin" de penser la même chose que Villiers
Jean-Jacques Bridey, président LREM de la commission de la Défense à l'Assemblée nationale. © AFP

Le clash Macron/Villiers est officiellement terminé, mais l'onde de choc continue de faire des dégâts. A l'origine, une petite phrase du général Pierre de Villiers, en commission à l'Assemblée, assurant qu'il ne se laissera pas "baiser" par Bercy sur le budget alloué à la Défense. Il faudra que quelqu'un brise le huis-clos pour que l'affaire éclate au nez d'Emmanuel Macron.

Mais il est un "marcheur" qui digère mal la tragédie, c'est Jean-Jacques Bridey.

Le député LREM, également président de la commission de la Défense de l'Assemblée, n'a jamais caché partager le point de vue de Villiers sur le budget de la Défense. Invité de France Inter, ce jeudi 20 juillet, il va plus loin, racontant la scène :

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J'étais juste à côté du chef d'état-major, le général Pierre de Villiers, quand il a prononcé cette image fleurie qui résumait bien sa pensée, et qui était pas loin de la mienne.

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Pour ceux qui ont des doutes, l'image fleurie, c'est cette phrase de Villiers : "Je ne me laisserai pas baiser comme ça !". La pensée de Jean-Jacques Bridey est donc "pas loin". Emmanuel Macron appréciera.

Malgré cet épisode malheureux, le député LREM n'est pas entré en fronde contre l'exécutif. S'il regrette la coupe budgétaire de 850 millions d'euros pour la Défense en 2017, il garde bien à l'esprit que le Président a promis d'atteindre les 2% du PIB pour ce même budget en 2025, avec une hausse dès 2018. Non, ce qui chagrine Jean-Jacques Bridey, c'est la méthode. Il développe :

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On l'a appris en lisant Le Parisien par une déclaration du ministre des Comptes publics, sans aucune autre information. On l'a appris alors même que le Conseil de Défense restreint, réuni autour du président de la République, ne s'était pas réuni. Donc c'est par rapport aux méthodes employées par le ministère des Comptes publics, le fameux Bercy, qu'il y a eu cette réaction du général de Villiers, en aucun cas ce n'était une remise en cause ni de l'autorité ni des choix du président de la République. J'ai pu lui dire directement à Emmanuel Macron.

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Mercredi 19 juillet, le chef d'état-major Pierre de Villiers démissionnait, après près d'une semaine de conflit par médias interposés avec le Président. Ce jour même, Jean-Jacques Bridey affirmait pourtant que son départ n'était "pas d'actualité". Villiers a depuis été remplacé par François Lecointre, qui est bien parce qu'il est "jeune", aux yeux d'Emmanuel Macron

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