Ségolène Royal aimerait "beaucoup" se reconvertir en chroniqueuse politique

Publié à 10h55, le 19 mai 2017 , Modifié à 11h12, le 20 juin 2017

Ségolène Royal aimerait "beaucoup" se reconvertir en chroniqueuse politique
© Montage Le Lab via captures d'écran France 5

RECONVERSION – Ségolène Royal a laissé les clefs de son ministère de l’Écologie à Nicolas Hulot, mercredi 17 mai. Et contrairement à d’autres ministres de François Hollande, elle ne rempile pas sous le quinquennat d’Emmanuel Macron. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais le nouveau Président lui a bien fait comprendre que cela était impossible. Dès lors, quelle reconversion possible pour celle qui fut députée, ministre sous Mitterrand, re-ministre sous Jospin, présidente de région, candidate à la présidentielle et re-re-ministre sous Hollande ?

Après avoir échoué à obtenir la direction du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Ségolène Royal a annoncé, jeudi lors de l’émission C à vous (France 5), qu’en plus de son entreprise, elle voulait créer une ONG écologique. Si elle n’exclut pas de revenir un jour aux responsabilités ("on verra", a-t-elle éludé ce jeudi), Ségolène Royal s’est montrée encore plus enthousiaste quant à une reconversion comme… chroniqueuse politique. Quand la question lui est posée, elle répond :

 

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Oui, beaucoup. Ah oui. J’observe tout, je vois tout.

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L’ex-candidate à la présidentielle livre d’ailleurs, sur le plateau d’Anne-Sophie Lapix, une analyse assez poussée de la rencontre, le matin même, entre les (anciens ?) ennemis Alain Juppé et François Baroin près de Bordeaux. Elle se lance :

 

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La force des images est plus importante que ce qui est dit, en terme de communication. [...] Je pense surtout que c’est une revanche d’Alain Juppé. Alain Juppé est en train de s’amuser beaucoup parce que là, les Français n’y comprennent plus rien. Alain Juppé qui soutient le Premier ministre [Édouard Philippe, NDLR] pris par Emmanuel Macron… qui sort d’un gouvernement de gauche, et maintenant Alain Juppé qui va soutenir le leader de la droite [François Baroin, NDLR]. Mais surtout, comme il a beaucoup souffert de l’échec des primaires, au fond, cette histoire, c’est la revitalisation d’Alain Juppé qui joue de tout cela et qui finalement prend Emmanuel Macron au mot. Puisqu’il veut de la recomposition politique, il va presque plus loin dans la logique de la recomposition politique en allant carrément aux antipodes, c’est-à-dire : on ne sait pas qui il va soutenir aux législatives, parce qu’il faut bien effectivement qu’Emmanuel Macron ait une majorité présidentielle [...].



Mais Alain Juppé, il est gagnant à tous les coups. Parce que si c’est la majorité présidentielle, c’est la majorité du Premier ministre et du président de la République, il gagne. Si c’est la majorité de droite qui l’emporte, puisqu'il soutient Les Républicains, il gagne aussi ! C’est gagnant-gagnant.

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Et puisque proposition lui a été faite, Ségolène Royal en a profité pour s’incruster dans le futur JT d’Anne-Sophie Lapix (qui va remplacer David Pujadas) : "Vous m'inviterez dans votre 20h".

Ségolène Royal n’est pas la seule responsable politique à (vouloir) céder aux sirènes de la chronique politique. C’est le cas l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy Roselyne Bachelot, successivement chroniqueuse sur C8 puis animatrice de 100% Bachelot sur RMC, de l’ex-eurodéputé écolo Daniel Cohn-Bendit (Europe 1) ou encore de l’ex-ministre de l’Intérieur/président de l’Assemblée nationale/président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré, qui anime une émission "d’humeur et d’humour" sur Paris Première, Conseil d’indiscipline, et intervient aussi sur Europe 1.

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