Ségolène Royal appelle la gauche à se calmer après l'expulsion d'une jeune kosovare

Publié à 19h15, le 16 octobre 2013 , Modifié à 19h41, le 16 octobre 2013

Ségolène Royal appelle la gauche à se calmer après l'expulsion d'une jeune kosovare
Image Ivan Valerio

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Calmez-vous ! C'est en substance le message à la gauche de Ségolène Royal, invitée de Questions d'Infos sur LCP. L'ancienne candidate à l'élection présidentielle demande à ses camarades plus de sérenité et "d'attendre les résultats de l'enquête" sur les conditions d'expulsion d'une collégienne kosovare, en apportant son soutien à Manuel Valls.

La présidente de Poitou-Charentes reproche aux socialistes de réagir trop vite. elle demande "qu'on arrête à chaque événement d'assister à une espèce de feu d'arfice de déclarations tous azimuts" : 

Avant de réagir, de se faire mousser, les uns et les autres doivent d'abord être sûrs de ce qu'ils avancent, vérifier la réalité des faits et faire en sorte que nous soyons unis à gauche, solidaires à gauche sur la préoccupation du respect de la loi.


Pour elle, "toute polémique à gauche sur les questions de sécurité affaiblissent la gauche". 

Et elle vise en particulier un homme : Claude Bartolone. La veille, le président de l'Assemblée nationale s'était indigné sur Twitter, faisant appel aux "valeurs de la gauche" : "Il y a la loi. Mais il y a aussi des valeurs avec lesquelles la gauche ne saurait transiger. Sous peine de perdre son âme."

Ségolène Royal explique que "la lutte contre l'immigration clandestine était une valeur de gauche". "Les valeurs de gauche, c'est aussi le respect de la loi", a-t-elle insisté, parlant à plusieurs reprises des "valeurs", pour viser Claude Bartolone. .

La gauche ne peut pas accepter que ce soit les populations les plus défavorisées et les immigrés en situation régulière qui subissent l'immigration clandestine.

En revanche, la socialiste apporte son soutien à Manuel Valls, une nouvelle fois dans l'oeil du cyclone face à une partie de Solférino. 

Moi, je suis pour l'application de la loi. Il faut respecter la loi (...) la loi a été respectée puisque tous les recours ont été épuisés.

Jean-Marc Ayrault a promis à l'Assemblée nationale que l'arrêté d'expulsion d'une collégienne kosovare serait annulé si l'enquête administrative sur cet éloignement, dont les résultats seront connus "dans 48 heures", montrait qu'une "faute" avait été commise. 

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