Seins à louer : Valérie Boyer proteste contre une "marchandisation du corps"

Publié à 18h07, le 08 août 2013 , Modifié à 18h17, le 08 août 2013

Seins à louer : Valérie Boyer proteste contre une "marchandisation du corps"
(Maxppp)
Image Ivan Valerio

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Des seins à louer. La petite annonce peut paraître étonnante, mais elle est vraie. Sur le site e-loue, plateforme pour la location de tout type d'objet, une femme, jeune maman, a proposé de louer ses seins pour allaiter les nourrissons des couples qui ne pourraient pas le faire. 

En précisant, d'après le Nouvel Observateur, que c'était notamment le cas des couples d'hommes homosexuels : 

Les couples d'hommes homosexuels n'ont pas la chance de pouvoir allaiter leur bébé, or l'allaitement permet aux bébés d'être en meilleure santé. En effet le lait maternel fournit des nutriments complets.

Une pratique qui indigne la députée UMP Valérie Boyer. Ce jeudi 8 août, la parlementaire a publié sur son blog un texte de protestation contre ce qu'elle considère comme une  "marchandisation du corps" : 

… enfreignant le principe de non commercialisation du corps humain, de ses éléments et de ses produits, cette annonce révèle une grave inflexion dans les valeurs éthiques.(...) Réduit à l’état d’objet, le corps humain pourrait donc se louer ou se vendre comme n’importe quel produit de supermarché ? Ce phénomène de marchandisation du corps existe parce que la réification du corps est  banalisée, non pas par un chemin naturel d’évolution sociétale, mais parce que des politiques veulent faire croire que ce chemin naturel existe.

Elle en profite pour viser la gauche qu'elle accuse de vouloir faire du corps un objet, une marchandise, sous prétexte de progrès.

Valérie Boyer fait particulièrement référence à la PMA ou à la recherche sur l'embryon humain : 

La gauche veut faire croire que le progrès c’est d’autoriser la recherche sur l’embryon humain, d’ouvrir la procréation médicalement assistée à des couples non médicalement stériles quand il s’agit bien au contraire d’une régression qui nous renvoie aux temps où le corps était un objet comme les autres ressuscitant le spectre de l’esclavage et des maisons closes.

 

De fait, la location des seins comme le propose ce site -l'annonce est désormais hors ligne- n'est pas légale.

En France, selon le code de la santé publique, "la collecte, la préparation, la qualification, le traitement, la conservation, la distribution et la délivrance sur prescription médicale du lait maternel mentionné au 8° de l'article L. 5311-1 sont assurés par des lactariums gérés par des établissements publics de santé, des collectivités publiques ou des organismes sans but lucratif". 

 

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