Selon François Hollande, la stratégie de division de la gauche par Manuel Valls lui fera perdre la présidentielle

Publié à 09h38, le 19 février 2016 , Modifié à 09h38, le 19 février 2016

Selon François Hollande, la stratégie de division de la gauche par Manuel Valls lui fera perdre la présidentielle
François Hollande et Manuel Valls © MARTIN BUREAU / POOL / AFP
Image Sylvain Chazot


À ce train-là, il ne restera bientôt que Jean-Jacques Urvoas, dans l'exécutif, à supporter Manuel Valls. Si l'on savait que les relations étaient quelque peu tendues, ces derniers temps, entre le Premier ministre et Emmanuel Macron, on découvre ce vendredi 18 février que certaines tensions existent entre le chef du gouvernement et son n+1, plus communément désigné sous le terme de président de la République.

Libération rapporte ainsi des mots, lâchés à des proches, témoignages de l'agacement que peut susciter Manuel Valls chez François Hollande. Ce dernier n'hésite plus à nommer les désaccords qui existent entre son collaborateur et lui-même.

Il dit :

Valls pense qu'on ne peut plus gouverner avec une partie de la gauche, alors que sans rassemblement de la gauche, je suis sûr de perdre au premier tour de la présidentielle.

Deux informations en une : primo, François Hollande pense donc que c'est en rassemblant à gauche qu'il peut accéder au second tour de la présidentielle ; secundo, François Hollande pense à la présidentielle. Déjà.

Il s'agissait vraisemblablement, pour François Hollande, de remettre les pendules à l'heure après que son Premier ministre a évoqué, lundi 15 février, des "positions irréconciliables" avec une partie de la gauche. "À gauche, il faut qu’on se dépasse. Le problème n’est pas d’organiser une primaire qui irait de Mélenchon à Macron. Parfois, il y a des positions irréconciliables et il faut l’assumer", a-t-il déclaré quatre jours après un remaniement ministériel qui a vu le retour au gouvernement des écolos.

Ce remaniement avait justement été l'occasion pour François Hollande d'isoler Manuel Valls. Celui-ci aurait voulu faire entrer au gouvernement plusieurs de ses proches, dont Laurent Grandguillaume ou Malek Boutih.  Pas d'accord, a rétorqué le président. "Tu as déjà été servi avec la nomination d'Urvoas à la Justice", lui a-t-il lancé, selon des propos rapportés par Le Canard Enchaîné du 17 février. 

Du rab sur le Lab

PlusPlus