Selon François Hollande, le maintien de la candidature Fillon était "un mauvais service rendu à la campagne et à la démocratie"

Publié à 18h17, le 27 avril 2017 , Modifié à 18h29, le 27 avril 2017

Selon François Hollande, le maintien de la candidature Fillon était "un mauvais service rendu à la campagne et à la démocratie"
© CHRISTOPHE PETIT TESSON / POOL / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


Jusqu’à présent, le président de la République n’avait rien dit sur le "Penelope Gate". Pas un commentaire ni la moindre allusion dans la presse sur le candidat de la droite à l’élection présidentielle. Seulement s’était-il borné à "condamner avec la plus grande fermeté les allégations mensongères" de François Fillon, qui avait accusé l’Elysée d’animer "un cabinet noir" pour le déstabiliser. Ses piques, Hollande les a gardées pour les lendemains du premier tour. Dans le magazine Society publié mardi 25 avril et dédié à l’élection présidentielle, le chef de l’Etat égratigne très sévèrement l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

Si, à aucun moment, il ne s’épanche sur les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon à l’Assemblée nationale, François Hollande a été visiblement très surpris de voir Le Républicains maintenir la candidature de François Fillon. "C’était prendre la responsabilité d’altérer profondément la campagne", explique-t-il à Society. Il dit :

Ce n’est pas à moi de dire s’il faut garder un candidat ou pas mais, de leur point de vue, s’obstiner avec ce candidat était un risque immense. C’était prendre la responsabilité d’altérer profondément la campagne, ce qui s’est produit. Parce que quoi que l’on pense sur les affaires - on verra bien leurs débouchés judiciaires -, elles ont occupé du terrain. C’était un mauvais service à rendre à la campagne, à la démocratie et à la droite républicaine.

Pour la démocratie, François Hollande aurait donc préféré un "plan B" pour la droite, une fois la mise en examen de François Fillon portée à la connaissance du grand public. Et pour une fois, peut-être la première quinquennat, plusieurs élus à droite seront d'accord avec lui. 





[BONUS TRACK] La meilleure blague du quinquennat de Hollande

Dans ce long papier sur la fin de règne de François Hollande, on y retrouve un Président farceur qui multiplie les petites blagues au fil de ses visites officielles. Et, au Lab, on a beaucoup apprécié la petite joke du chef de l’Etat quand il imagine son départ de l’Elysée :

Je vais sortir du palais et me retrouver seul dans la rue, puis être obligé d’appeler un BlaBlaCar ou un Uber sans un sou en poche.

Ses détracteurs, même les plus virulents, ne lui enlèveront pas cette qualité : un immense sens de l’autodérision. 

Du rab sur le Lab

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