Selon Nicolas Sarkozy, la France a besoin de "médias orientés un peu plus comme Valeurs actuelles et un peu moins comme France Télévisions"

Publié à 21h50, le 21 septembre 2016 , Modifié à 00h30, le 22 septembre 2016

Selon Nicolas Sarkozy, la France a besoin de "médias orientés un peu plus comme Valeurs actuelles et un peu moins comme France Télévisions"
Nicolas Sarkozy © AFP
Image Etienne Girard


Nicolas Sarkozy a décidément bien du mal à se remettre de son passage sur France 2, la semaine passée. Après avoir fustigé "l'arrogance" des journalistes de l'Émission politique, puis estimé avoir "pulvérisé" Léa Salamé, le candidat à la primaire de la droite s'est une nouvelle fois attaqué à la chaîne de télévision publique, au cours d'un dîner-débat avec les lecteurs de Valeurs Actuelles, ce mardi 20 septembre.

Selon Francetvinfo.fr, Nicolas Sarkozy a profité d'une question d'un lecteur pour attaquer la chaîne. Une interrogation qui ne portait absolument pas sur la télévision mais sur les moyens d'endiguer la fuite des cerveaux de France. La réponse de l'ex-président de Les Républicains s'est voulu cinglante :



Ceux qui réussissent plus que les autres sont attaqués parce que la réussite est suspecte. Moi, je veux une capacité de réussite pour chacun d'entre nous. C'est compliqué dans un pays comme le nôtre car ça va demander du courage, et certainement des médias orientés un peu plus comme Valeurs actuelles et un peu moins comme France Télévisions !

Pour Nicolas Sarkozy, la réussite des Français va donc "demander" des médias orientés comme Valeurs Actuelles - qui assume un positionnement de droite - et non comme France Télévisions, média public et donc censé être neutre. Pour bien comprendre ce qu'insinue l'ex-chef de l'État, il faut se référer à des propos rapportés par Marianne, le 14 septembre. Devant un cercle de patrons, Nicolas Sarkozy a expliqué ce qu'il pensait des journalistes de France 2 :

Les journalistes de France 2, ça donne une idée de ce qu’était Che Guevara.

Devant les lecteurs de Valeurs Actuelles, il a estimé que ses contradicteurs de L'Émission politique étaient eux aussi "d'extrême-gauche"

Ces propos pour le moins vifs laissent augurer un grand ménage dans la télévision publique si Nicolas Sarkozy redevient président de la République, en mai 2017. Le candidat à la primaire de la droite - qui s'est toujours intéressé de près à France Télévisions - a déjà fait savoir qu'il était contre la nouvelle chaîne d'info en continu du groupe, Franceinfo.

[EDIT le 22 septembre à 00h25] Franctvinfo.fr précise au Lab que, sous le qualificatif d'"extrême-gauche", Nicolas Sarkozy visait, non pas les journalistes de France 2 mais les contradicteurs de la société civile présents le 15 septembre sur le plateau. Ces débatteurs - choisis par la rédaction de France 2 - étaient ce soir-là le maire EELV de Grande-Synthe (Nord) Daniel Carême, l'imam Mohamed Najrafil et l'entrepreneur et militant FN Mikaël Sala.

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