Selon Nicolas Sarkozy, la France ne va pas mieux, donc un nouveau 21 avril peut se produire

Publié à 12h21, le 30 avril 2016 , Modifié à 12h21, le 30 avril 2016

Selon Nicolas Sarkozy, la France ne va pas mieux, donc un nouveau 21 avril peut se produire
Nicolas Sarkozy pointant du doigt la probabilité d'un nouveau 21 avril. © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Moins d’un an avant la présidentielle, le spectre d’un nouveau 21 avril plane sur le gouvernement. Les derniers sondages donnent François Hollande éliminé du second tour. Un scénario également envisagé par Nicolas Sarkozy.

Dans une interview au Journal du dimanche ce 30 avril, l’ex-chef de l’Etat s'emporte contre le "ça va mieux" de François Hollande, prononcé lors de l’émission "Dialogues citoyens" sur France 2 le 14 avril. Il dit :

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La période que nous vivons me rappelle celle que nous avons vécue à la fin de l’année 2001 avec Lionel Jospin. Lionel Jospin et ses ministres répétaient eux aussi que la France allait mieux. Quelques mois plus tard, on a eu le 21 avril 2002. 'La France va mieux', c’est un tel déni de réalité ! Les Français ne sont pas dupes des opérations de communication.

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Nicolas Sarkozy dresse une comparaison entre le gouvernement PS actuel, aux manettes depuis quatre ans, et celui de Lionel Jospin en 2001, alors Premier ministre depuis 1997. Cette année-là, le chef du gouvernement avait effectivement déclaré, à propos des quatre années passées : "Est-ce qu'on peut dire que cela a été des mauvaises années pour la France ? Honnêtement, je ne crois pas."

Selon l’ancien président de la République, la France ne va pas mieux, notamment parce que le chômage a augmenté depuis le début du quinquennat de son successeur :

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Si nous prenons les trois catégories de chômeurs (A, B et C), le chômage a diminué le mois dernier de… 8.700 personnes. Pour la seule catégorie A, il a augmenté de 610.000 personnes depuis que Hollande est arrivé. Pour les 3 catégories, il a progressé de 1,1 million de personnes depuis 2012. Et la France va mieux ?

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Nicolas Sarkozy estime donc que, malgré l’optimisme de l’exécutif, les électeurs sanctionneront le candidat du PS en 2017 en raison des mauvais chiffres du chômage.

Un scénario idéal pour le candidat de la droite, donné vainqueur dans l'hypothèse d'un duel face au Front national.



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