Selon Nicolas Sarkozy, pour gagner en politique, "il faut dire aux Français ce qu'ils désirent entendre"

Publié à 15h40, le 19 juin 2015 , Modifié à 16h57, le 19 juin 2015

Selon Nicolas Sarkozy, pour gagner en politique, "il faut dire aux Français ce qu'ils désirent entendre"
© CHARLY TRIBALLEAU / AFP

RECETTE - Nicolas Sarkozy a parfois des positions fluctuantes comme sur le droit du sol ou sur les gaz de schistes, entre autres. Mais s'il a des idées arrêtées sur beaucoup de sujets, en bon showman, il est prêt à s'adapter à son auditoire. Dans le dossier du magazine le Point du 18 juin, il l'affirme de but en blanc : il a trouvé la recette parfaite pour 2017 : adapter son discours à ce que veulent entendre les Français

Revenant sur le meeting de Sens Commun du 16 novembre 2014 où il avait prononcé le mot "abrogation" à la demande des militants (en y ajoutant "si ça peut vous faire plaisir, franchement ça ne coûte pas cher"), il assume cette position, source de divisions à l'époque à droite, en la mettant en parallèle avec la primaire de droite de 2016. Il dit :

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Je vais gagner. Je mets les mains dans le cambouis, je ne fais jamais rien en roue libre, je fais tout à 100 %. Pour gagner, il faut dire aux Français ce qu'ils désirent entendre

"

Une conception quelque peu éloignée du "sang de la sueur et des larmes" de François Fillon ou de la subtile tentative de séduction d'Alain Juppé sur les retraites. Mais si Nicolas Sarkozy est si catégorique sur sa victoire à la primaire, c'est qu'il sait qu'il a le parti derrière lui. 

Évoquant toutes les critiques qu'il a pu recevoir de la part des membres de Les Républicains depuis son retour, Nicolas Sarkozy s'amuse à reprendre sa formule "J'ai changé" pour l'adapter ironiquement. Cité par l'hebdomadaire, il dit :

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Oui, j'ai changé en mal. J'ai perdu mon charisme, mon envie. Mais plus personne ne conteste que je sois redevenu le patron du parti. Bref, dites-vous que toutes mes erreurs sont très réfléchies. Je vais gagner.

"

Nicolas Sarkozy s'est donc réveillé (à la demande de Rachida Dati ?). De quoi confirmer un peu plus son "envie" de représenter "la majorité silencieuse" des Français. Quitte à leur dire "ce qu'ils désirent entendre". 

>> A (re)lire sur Le Lab : - [EDITO] Jusqu'où ira Nicolas Sarkozy ?

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