Sénatoriales : les ambitions mesurées de Delevoye qui prévient que LREM ne doit "pas se bercer d’illusions"

Publié à 07h10, le 01 août 2017 , Modifié à 07h11, le 01 août 2017

Sénatoriales : les ambitions mesurées de Delevoye qui prévient que LREM ne doit "pas se bercer d’illusions"
Jean-Paul Delevoye. © AFP
Image Sébastien Tronche


La confiance n’est plus celle affichée pour les élections législatives, quand, un mois après la victoire à l’élection présidentielle d’Emmanuel Macron, La République en marche avait fait une razzia sur l’Assemblée nationale. Pour les élections sénatoriales de septembre, le parti présidentiel est beaucoup plus prudent et mesuré.

François Patriat, l’un des cadres de la macronie qui a réussi à constituer une groupe parlementaire au Palais du Luxembourg, la joue modeste et ambitionne de "doubler" son petit groupe récemment créé, dit-il au Figaro de ce mardi 1er août :

J’espère doubler le nombre de sénateurs actuels.

Ce qui ferait un groupe LREM de 60 sénateurs. Ce qui est bien (de doubler ses effectifs) mais pas top puisque Les Républicains devrait conserver le groupe majoritaire à la chambre haute, aujourd’hui composé de 142 membres mais avec seulement 53 sièges à renouveler à la rentrée, limitant les risques de catastrophe industrielle.

Alors que les élections locales de 2014 et 2015 ont été favorables à la droite et que les dernières annonces gouvernementales sur les collectivités locales ont parfois été dures à avaler pour certains grands électeurs, LREM s’avance donc modeste vers ce nouveau scrutin. Ainsi Jean-Paul Delevoye, président de la commission d’investiture du parti d’Emmanuel Macron, confie au Figaro sa confiance relative et prévient :

Le corps électoral de 2014 ne connaissait pas En marche !. Il ne faut pas se bercer d’illusions. Certains élus ont toutefois bougé et on voit l’émergence d’une volonté de leur part de soutenir le changement.

Si l’objectif n’est pas de devenir majoritaire au Sénat et d’en prendre la présidence à Gérard Larcher – quoique -, LREM espère obtenir un nombre suffisant de sénateurs pour, avec les Républicains constructifs du Sénat réunis en amicale, permettre à Emmanuel Macron d’avoir une majorité des 3/5è au Parlement pour envisager des réformes constitutionnelles. Sans avoir à passer par la case référendum.

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