Si Hollande s’était représenté, Macron n’aurait pas été candidat contre lui (selon Hollande)

Publié à 06h50, le 17 novembre 2017 , Modifié à 07h49, le 17 novembre 2017

Si Hollande s’était représenté, Macron n’aurait pas été candidat contre lui (selon Hollande)
François Hollande, éternel optimiste. © AFP
Image Sébastien Tronche


AVEC DES SI - François Hollande refait le match. En mode "avec des si…". Six mois après l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée, l’ex-chef de l’Etat ne peut s’empêcher d’imaginer comment son propre destin aurait pu être différent. Le vrai-faux retraité de la politique qui multiplie les piques à l’encontre de son successeur, qui le lui rend bien, se demande pourtant encore aujourd’hui si Emmanuel Macron l’aurait trahi jusqu’au bout. S’il aurait maintenu sa candidature, déclarée il y a un an, le 16 novembre 2016, face à lui. Et François Hollande pense avoir la réponse, lui qui en mai pensait être "à deux doigts d’être aimé".

Ainsi, selon des propos tenus à "l’un de ses visiteurs" et rapportés par Le Figaro de ce vendredi 17 novembre, François Hollande, éternel optimiste, reste persuadé qu’Emmanuel Macron ne serait pas allé au bout de sa candidature s’il avait tenté de se représenter :

Si j’avais brigué un second mandat, Macron n’aurait jamais été candidat contre moi.

Facile à dire près d'un an après avoir renoncé à prétendre s'autosuccéder à l'Elysée. Une croyance qui lui permet pourtant de penser que l’issue du scrutin lui aurait in fine été favorable :

Et avec l’affaire Fillon, je l’aurais emporté !

C’est aussi simple que cela, selon François Hollande. Sauf que rien ne s'est passé ainsi et qu'il ne s’est pas représenté, la faute au livre Un président ne devrait pas dire ça tout autant qu’à la pression mise sur lui par l’instauration d’une primaire à gauche cumulée à une popularité au ras des pâquerettes. Sans oublier une autre pression, celle du Premier ministre d’alors, Manuel Valls, et de son entourage.

Moins affirmatif, Michel Sapin, ex-ministre de l’Economie et des Finances et fidèle de François Hollande, s’interroge aussi dans les colonnes du Figaro :

La candidature de Macron n’était pas une surprise en soi. La vraie question était : est-ce qu’il la maintiendrait ? Est-ce qu’il irait jusqu’au bout au moment où François Hollande se serait porté candidat ?

"Je reste persuadé que s’il avait été candidat, les choses ne se seraient pas tout à fait passées comme ça", ajoute-t-il. 

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