Son élection validée par le Conseil constitutionnel, Manuel Valls en profite pour s'en prendre à Mélenchon et sa relation aux médias

Publié à 12h25, le 08 décembre 2017 , Modifié à 10h51, le 26 décembre 2017

Son élection validée par le Conseil constitutionnel, Manuel Valls en profite pour s'en prendre à Mélenchon et sa relation aux médias
Manuel Valls. © JACQUES DEMARTHON / AFP
Image Loïc Le Clerc


Manuel Valls reste député. Ce vendredi 8 décembre, le Conseil constitutionnel a rendu sa décision concernant les requêtes déposées par la candidate de La France insoumise Farida Amrani : "rejetées".

Apprenant la nouvelle, l'ancien Premier ministre n'a pas tardé à réagir, par communiqué. "J'en prends acte", annonce Manuel Valls, avant de profiter de l'occasion pour mettre un taquet à ses meilleurs ennemis : les Insoumis.

A priori, ça n'a aucun rapport avec son élection, mais Manuel Valls, député apparenté LREM, fait soudain référence à Jean-Luc Mélenchon, "insultant des journalistes". Certainement une allusion au passage du chef de file des députés LFI à L'Emission politique sur France 2 le 30 novembre. Il écrit :

Je tire néanmoins de ce recours totalement infondé un enseignement. Il n’a servi qu’à essayer de prolonger un climat et une campagne d’une haine et d’une violence inouïes, vues par des millions de Français le soir du 2nd tour en mairie d’Evry, pour discréditer et salir ma personne, les idées que je porte dans le débat démocratique et l’ensemble de mes soutiens. Elle relève d’une stratégie politique, celle de la France insoumise, de son premier responsable, Jean-Luc Mélenchon, et de ses relais locaux, qui repose sur la violence des mots et la disqualification des responsables publics comme des médias. On l’a encore vu récemment avec les infamies auxquelles Jean-Luc Mélenchon s’est livré en m’assimilant à l’extrême droite ou en insultant des journalistes de manière particulièrement nauséabonde.

Du côté de LFI, on accueille la décision du Conseil constitutionnel avec nettement moins d'entrain. Farida Amrani, mais aussi le député Eric Coquerel, insistant avant tout sur les "66 votes" que les Sages jugent "comme irrégulièrement exprimés".







L'ancien Premier ministre avait été réélu député le 18 juin avec seulement 139 voix d'avance. Un résultat contesté par son adversaire de la France insoumise, Farida Amrani, qui avait dans la foulée déposé un recours au nom de "plusieurs irrégularités" constaté dans la ville d'Evry – la ville dont Manuel Valls fut le maire pendant 11 ans – lors du scrutin.

En août, Manuel Valls a expliqué avoir été candidat aux législatives pour "survivre", après être passé du statut de favori à la primaire de la Belle alliance populaire à simple ex-Premier ministre.

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