SON – Pour Nicolas Dupont-Aignan, la suppression des QAG sur France 3 est le "premier signe" de la fin de la démocratie

Publié à 13h23, le 02 août 2017 , Modifié à 13h23, le 02 août 2017

SON – Pour Nicolas Dupont-Aignan, la suppression des QAG sur France 3 est le "premier signe" de la fin de la démocratie
© AFP
Image Amandine Réaux


Nicolas Dupont-Aignan est inquiet. Le président de l’Assemblée François de Rugy a proposé un ensemble de mesures pour réformer la chambre basse et accélérer notamment la procédure législative. Prémices, selon le député de l’Essonne, de "la fin de la démocratie".

Mais ce qui chiffonne particulièrement le patron de Debout la France, c’est encore autre chose : la fin de la rediffusion sur France 3 des questions d’actualité au gouvernement (QAG). Il s’en insurge, mardi 1er août, au micro Europe 1 de Théophile Cossa :

Je pense que monsieur de Rugy devrait fermer cette boutique. En fait, il va fermer le Parlement. Ça va devenir une chambre d’enregistrement. Faire voter les amendements en commission, c’est un scandale absolu. C’est la fin de la démocratie. C’est très grave, ce qu’il se passe. En fait, on a un pouvoir qui est si fragile, au fond, qui est si peu aimé des Français, qu’il veut supprimer tout signe de contestation. Le premier signe, très grave, c’est la suppression de la rediffusion des questions d’actualité au gouvernement sur France 3. Vous avez bien compris la manip’. C’est pour pas qu’il y ait un million de Français qui sachent ce qu’il se passe chaque mercredi. Donc tout ça est grave. En vérité, ils veulent fermer la boutique. Voilà. Circulez, y’a rien à voir. Eh bah non. J’espère que vous [les journalistes, NDLR] serez là.

La retransmission en direct des QAG sur France 3, tous les mardis et mercredis à 15 heures, prendra fin à la rentrée. Véritable institution cathodique, cette diffusion réunissait depuis 1983 environ 600.000 téléspectateurs en moyenne (un peu moins que ce qu’avance "NDA"). À partir d’octobre, les QAG basculeront sur LCP et seront toujours précédées par une interview d’un député durant cinq minutes.

"Pour les six cent mille téléspectateurs en moyenne qui les suivent sur leur écran, (les QAG) constituent la seule fenêtre sur le travail législatif, l'unique moment où chacun peut évaluer son député dans l'accomplissement de sa fonction", abondait l'ex-député PS Jean-Jacques Urvoas dans Manuel de survie à l'Assemblée nationale en 2012.

Si la décision a été annoncée le 19 juillet, le projet de basculement des QAG sur LCP était discuté depuis plusieurs mois. Mais Nicolas Dupont-Aignan met tout dans le même panier.

Dans Le JDD dimanche 30 juillet, François de Rugy a annoncé qu’il proposerait au bureau de l’Assemblée "la création de sept groupes de travail" qui "traiteront de sujets aussi variés que la réforme de la procédure législative, les moyens de contrôle et d'enquête des députés, la question du statut des collaborateurs, la mise en oeuvre du développement durable à l'Assemblée ou la démocratie numérique".

Du rab sur le Lab

PlusPlus