Soupçon de favoritisme : le mouvement d’Emmanuel Macron va porter plainte pour diffamation contre Christian Jacob

Publié à 19h23, le 08 mars 2017 , Modifié à 19h23, le 08 mars 2017

Soupçon de favoritisme : le mouvement d’Emmanuel Macron va porter plainte pour diffamation contre Christian Jacob
© Montage photos AFP via Le Lab
Image Julien Chabrout


Le député Les Républicains Christian Jacob et le mouvement politique d’Emmanuel Macron, En Marche! se retrouveront devant les tribunaux. Selon les informations du Figaro confirmées par l’entourage d’Emmanuel Macron au Lab, En Marche! va porter plainte pour diffamation contre le président du groupe LR à l’Assemblée.

En cause, les propos tenus ce mercredi 8 mars sur Franceinfo: par le député de Seine-et-Marne au sujet d’un article du Canard enchaîné évoquant un soupçon de délit de favoritisme d’Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Las Vegas, le 6 janvier 2016 :

 



J’aimerais bien que le PNF (Parquet national financier) se saisisse rapidement. Ça va être intéressant de voir si Mme Houlette (procureur financier, NDLR) se précipite pour se saisir de cette affaire ou pas.

Dans son édition de mercredi, l’hebdomadaire satirique affirme que l'Inspection générale des finances (IGF) soupçonne un délit de favoritisme concernant l'organisation d'une soirée à Las Vegas, en plein Consumer Electronics Show (CES), grand-messe mondiale de l'innovation technologique.

Ce soir-là, Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, avait rencontré des entrepreneurs français. L'opération, d'un coût de quelque 380.000 euros, avait été confiée par Business France (l’organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy) au géant Havas sans appel d'offres, selon le Canard enchaîné.

 "Monsieur Macron n'est absolument pas concerné par ces soupçons", a assuré l'entourage du candidat d’En Marche! à la présidentielle joint par l’AFP. "Je n'ai pas pris connaissance de cela, mais je ne pense pas que ce soit mon ministère qui ait organisé un événement sans appel d'offres", avait réagi Emmanuel Macron lors d'un déplacement aux Mureaux (Yvelines) mardi 7 février.

Le candidat à la présidentielle, son cabinet et le ministère de l'Economie "sont totalement hors de cause" dans ce possible délit de favoritisme, a pour sa part indiqué ce mercredi Michel Sapin dans une réaction transmise à l'AFP. Le ministre de l'Economie et des Finances a évoqué un "dysfonctionnement de Business France".

Quant au PNF, il a déclaré mercredi à l'AFP attendre "plus d'informations" sur cette affaire pour envisager "les suites éventuelles". "Dès que nous aurons plus d'éléments, nous envisagerons avec le parquet de Paris les suites éventuelles à donner", a-t-il précisé.



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