Après les défections, Charles Beigbeder se félicite que le QG de campagne de François Fillon soit "épuré" des éléments perturbateurs

Publié à 18h07, le 04 mars 2017 , Modifié à 18h34, le 04 mars 2017

Après les défections, Charles Beigbeder se félicite que le QG de campagne de François Fillon soit "épuré" des éléments perturbateurs
Charles Beigbeder © AFP
Image Sylvain Chazot


Les défections se multiplient dans le camp Fillon. Thierry Solère, Patrick Stefanini, l'UDI… Nombreux sont ceux qui ont décidé de claquer la porte du candidat LR. Et encore, on ne parle que de ces dernières 24 heures.

Pour l'instant, face à ces départs, le camp Fillon tient une seule ligne : ce n'est pas grave et on s'en fout. C'est ce qu'affirme Charles Beigbeder, soutien de François Fillon, ce samedi 4 mars sur BFMTV, peu après le meeting de son champion à Aubervilliers. L'homme d'affaires va plus loin et se félicite même que certains, comme l'UDI, quittent François Fillon. Et, pour ce faire, il utilise des mots pour le moins violents :

Que l'UDI nous quitte, c'est une bonne nouvelle parce que franchement, idéologiquement, ils étaient beaucoup plus proches de Macron que de Fillon de toute façon. Quant aux quelques cadres des Républicains qui partent, souvent en fait, on se demande ce qu'ils font aux Républicains. Ils sont plus proches de l'UDI et de la gauche. Là, on va avoir un QG de campagne nettoyé des éléments perturbateurs, épuré, qui va pouvoir se consacrer à la campagne, défendre pied à pied le projet auquel il croit vraiment alors qu'il y en avait certains qui étaient là plus par intérêt personnel pour avoir des postes que par intérêt idéologique. On va avoir une campagne beaucoup plus sereine.

Une sérénité qui passe donc pas une "épuration", pour reprendre le vocabulaire employé par Charles Beigbeder qui, comme on vient de le voir, se moque donc des défections. Il se moque également de l'importance de certains mots et de ce que charrie, dans son sillage, le terme "épuré. 

Il se moque aussi, et c'est logique, des accusations portées contre l'ancien Premier ministre. Pour lui, "des dossiers, il y en a sur tout le monde". "Personne n'est parfait. Que celui qui n'a jamais péché aille en politique. Ça suffit maintenant tous ces donneurs de leçons, ces postures morales", lance-t-il, expliquant donc que puisque tout le monde est malhonnête, François Fillon peut et doit aller "jusqu'au bout". 

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