Stéphane Claireaux, le seul député LREM à ne pas avoir voté pour la loi de moralisation

Publié à 13h59, le 10 août 2017 , Modifié à 14h04, le 10 août 2017

Stéphane Claireaux, le seul député LREM à ne pas avoir voté pour la loi de moralisation
Stéphane Claireaux, député LREM. © Montage le Lab
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Loïc Le Clerc pour

Première grande étape du quinquennat Macron : mercredi 9 août, la loi pour la confiance dans la vie politique a été adoptée à l'Assemblée nationale, par 412 votes pour, 74 votes contre et 62 abstentions.

Dans les rangs de la majorité, on a fait bloc. Les groupes LREM et MoDem ont voté pour à l'unisson. A l'exception d'un homme : Stéphane Claireaux, député LREM de Saint-Pierre-et-Miquelon, suppléant d'Annick Girardin, la ministre des Outre-mer.Il a donc préféré s'abstenir. Un choix "essentiellement lié au problème de la réserve parlementaire", confie-t-il au Lab. Et lorsqu'on lui demande s'il a pensé voter contre, il rétorque :

Non. La loi dans sa globalité apporte des précisions. Je savais qu'en m'abstenant, j'exprimais ma pensée, mon désaccord, mais je ne mettais pas la loi en péril.

Stéphane Claireaux l'assure, aucune remarque ne lui a été faite par ses collègues du groupe LREM. Peut-être aussi parce qu'ils se sont quittés "pratiquement après le vote". Mais le député assume : "Même si je fais partie d'un groupe, je peux voter en conscience".

Le 28 juillet, en première lecture, il n'avait pas pris part au vote. Mais lors du débat, il avait exposé son mécontentement envers cette loi, notamment au sujet de la suppression de la réserve parlementaire. Pour ce député en provenance du PRG, les fonds de cette réserve sont "véritablement attendus par les associations locales", assurait-il, s'inquiétant qu'avec un dispositif de remplacement, "les associations ne retrouvent pas à la même hauteur la bouffée d'oxygène que représente pour elles la réserve parlementaire".





Pourtant, le 3 août, en nouvelle lecture, il avait voté pour cette loi de moralisation. Au Lab, il confie :

J'hésitais entre les deux boutons[vote pour et abstention, NDLR], c'est allé très vite. Ensuite ça m'a travaillé, je me suis dit que j'aurais dû m'abstenir.


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