Stéphane Le Foll après la victoire de Benoît Hamon : "On s'est fait voler la primaire !"

Publié à 08h41, le 10 février 2017 , Modifié à 13h02, le 10 février 2017

Stéphane Le Foll après la victoire de Benoît Hamon : "On s'est fait voler la primaire !"
Stéphane Le Foll © AFP
Image Etienne Baldit


PIRATES ! - Stéphane Le Foll fait partie de ces figures du PS qui n'ont soutenu aucun candidat à la primaire. Comme certains autres hollandais, le porte-parole du gouvernement n'a évidemment pas pris position pour le frondeur Benoît Hamon, mais pas plus pour l'ancien Premier ministre Manuel Valls. Probablement avait-il encore un peu en travers de la gorge tous les efforts déployés par l'ex-chef du gouvernement pour pousser encore un peu plus François Hollande à ne pas se représenter.

En témoigne cette anecdote, rapportée par L'Opinion jeudi 9 février. Nous sommes alors lundi 30 janvier, au lendemain du second tour et de la victoire de Benoît Hamon. "À Matignon, le gouvernement est réuni autour du Premier ministre" Bernard Cazeneuve, raconte nos confrères. Et Stéphane Le Foll de "s'exclamer" :

 On s’est fait voler la primaire ! 

Mais voler par qui, exactement ? Par les sympathisants de gauche, au-delà du seul PS, qui ont participé à ce scrutin ? Par l'aile gauche du parti qui l'a emporté sur l'aile dite "réformiste" ou sociale-démocrate ? Mais Stéphane Le Foll n'ayant pas pris position dans cette compétition, il parle peut-être plutôt de ceux qui ont concouru au renoncement de François Hollande...

Quoi qu'il en soit, il tient aujourd'hui et officiellement un discours bien plus policé. Sur France 2 vendredi 10 février, le ministre de l'Agriculture a parlé de Benoît Hamon et a expliqué qu'il avait "toujours été loyal et respectueux des règles", se disant "prêt à faire en sorte d'aider le candidat qui est sorti de la primaire", aka Benoît Hamon.

S'il n'est pas totalement enthousiaste pour autant, Stéphane Le Foll indique donc qu'il se range derrière le candidat désigné par la primaire du Parti socialiste et de ses alliés. Mais cela ne l'empêche pas de continuer à demander des gages à l'ancien ministre de l'Éducation nationale, attendant de lui qu'il "prenne en compte la situation politique", entre "l'extrême droite, la droite et l'emploi". Sur ce dernier sujet, le porte-parole du gouvernement dit ne pas savoir ce que propose Benoît Hamon, manière de le pousser à densifier son programme.

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