Syrie : Benoît Hamon reproche à Emmanuel Macron d’avoir "autant de positions que d’interlocuteurs"

Publié à 06h51, le 19 avril 2017 , Modifié à 06h51, le 19 avril 2017

Syrie : Benoît Hamon reproche à Emmanuel Macron d’avoir "autant de positions que d’interlocuteurs"
Benoît Hamon et Emmanuel Macron. © AFP

QUAND C'EST FLOU - A quatre jours du premier tour de l’élection présidentielle, Benoît Hamon est dans une position délicate. Distancé dans les sondages, le candidat du PS voit ses chances d’accéder au deuxième tour diminuer à mesure que des cadres socialistes le quittent et l'ont quitté pour rallier Emmanuel Macron.

Lors de son dernier grand meeting à Toulouse, mardi 18 avril, le vainqueur de la primaire de la BAP s’est ainsi attaqué au candidat d’En Marche qu’il a accusé de faire une "OPA sur l’Elysée", "avec les moyens qui sont ceux d'un certain nombre de grands pouvoirs économiques derrière". Mais s’il a dénoncé le côté "marketing" de la campagne d’Emmanuel Macron, il lui a surtout reproché ses positions variables sur la Syrie :

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On attend un président de la République, pas juste un homme dont on mesure aujourd'hui qu'il a autant de positions que d'interlocuteurs, qu'il s'adapte systématiquement.

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Lors de son passage à l’Emission politique, sur France 2 le 6 avril, Emmanuel Macron avait plaidé tout à la fois pour une intervention militaire en Syrie et une discussion avec Bachar al-Assad pour que le dirigeant syrien s’en aille. Une position "en même temps" que raille donc Benoît Hamon dans sa dernière tentative de bousculer le jeu du premier tour.

Par ailleurs, dénonçant toujours cette OPA qui "n’a rien d’amicale", Benoit Hamon a pointé du doigt et du discours plusieurs mesures du candidat d'En Marche! sur la baisse de l'Impôt sur la fortune, l’augmentation de la CSG pour les retraités, la baisse du nombre de fonctionnaires, la baisse des dotations pour les collectivités locales... L'ancien ministre de l'Education a également souligné les autres prises de position variables d’Emmanuel Macron sur la colonisation, la dépénalisation du cannabis, ou encore le conflit israélo-palestinien.

Du rab sur le Lab

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