Syrie : Juppé flingue "les tenants de la realpolitik" (comme Fillon) qui veulent discuter avec Bachar al-Assad

Publié à 10h25, le 05 avril 2017 , Modifié à 10h28, le 05 avril 2017

Syrie : Juppé flingue "les tenants de la realpolitik" (comme Fillon) qui veulent discuter avec Bachar al-Assad
Alain Juppé. © NICOLAS TUCAT / AFP

Et là, Alain Juppé sort du bois. Matinal ce mercredi 5 avril au lendemain du grand débat qui a vu les onze candidats à la présidentielle s’affronter, Alain Juppé, plus que discret dans cette campagne présidentielle, a lâché un message limpide sur Twitter à propos de la Syrie :

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Les tenants de la "realpolitik" vont-ils encore oser nous expliquer que le régime de Bachar el Assad est un partenaire fréquentable ??

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Si Alain Juppé, ancien ministre des Affaires étrangères, a publié ce message ce mercredi, c’est d’abord en réaction à l’attaque chimique qui a fait au moins 58 morts et 170 blessés à Khan Cheikhoun, petite ville de la province d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie, en zone rebelle.

Mais qui vise le maire de Bordeaux, défait au second tour de la primaire de la droite ?

Les candidats qui tiennent des positions qualifiées comme pro-Assad. Parmi eux, son candidat, François Fillon, qui prône le dialogue avec la Russie de Vladimir Poutine et Bachar Al-Assad dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et Daesh. Au point que le dictateur syrien avait salué la position de "monsieur Fillon" sur la Syrie et trouverait "très bien" que l’ancien Premier ministre mette en place sa politique étrangère.

En décembre, quand des milices pro-Assad avaient tué de nombreux civils à Alep, François Fillon avait évoqué des "crimes" mais sans parler, à la différence d’autres responsables politiques, de crimes "de guerre" ou "contre l’humanité".

Mais le candidat LR n’est pas le seul prétendant à l’Elysée qui peut se sentir visé par la saillie d’Alain Juppé. Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen sont peu ou prou sur la même ligne, la présidente du Front national répétant régulièrement que "mieux vaut Bachar el-Assad que les fondamentalistes islamistes". Sauf qu'eux n'ont pas reçu le soutien officiel, quoique très critique, d'Alain Juppé...

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