Mise à jour
Bernard Accoyer a affirmé mercredi, au milieu des circonvolutions d'usage de sa cérémonie de voeux, que si Nicolas Sarkozy n'était pas réélu, "les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles provoquées par une guerre". Pourtant, le président lui-même a jugé que Bernard Accoyer allait trop loin. A quoi ça sert que Ducros il se décarcasse ?
Pour ses voeux aux fonctionnaires, Nicolas Sarkozy a choisi Lille. L'occasion pour lui de saluer Martine Aubry. Et pour elle d'adresser directement un message au chef de l'Etat : stop aux petites phrases. Le président lui a répondu : "Je partage votre avis d'ailleurs sur Bernard Accoyer."
Info bonus : Avant même cet échange, Martine Aubry et Nicolas Sarkozy avaient déjà pu se saluer. A l'arrivée du chef de l'Etat, la maire de Lille lui avait lancé : "Cette année, je n'ai pas eu le coeur de vous faire un cadeau, car vous n'avez pas fait de cadeau aux Français."
"Le vélo, je l'utilise dans le Var l'été", lui a répondu le président. "Oui, c'est un vélo robuste parce qu'il est fabriqué dans le Nord", a conclu Martine Aubry, selon l'Express.
Mesdames, Messieurs,
2012 sera une année de vérité.
Mercredi midi, salle des fêtes de l'hôtel de Lassay. Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale finit son discours. Avant de répondre aux journalistes de la presse parlementaire, Bernard Accoyer, le député UMP de Haute-Savoie attaque sans le citer le programme de François Hollande, "programme archaïque et utopique" qui "mettrait en danger notre modèle social". Et l'élu de droite de dénoncer les propositions socialistes sur le quotient familial ainsi que le nucléaire.
Puis le Président de l'Assemblée Nationale conclut :
La gravité de la situation exige un cap et ne saurait s’accommoder ni de flou, ni de valses hésitations sur des sujets essentiels.
Ne nous y trompons pas : si nous ratons ce rendez-vous de la responsabilité et du courage, les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles provoquées par une guerre.
Cliquez-ici pour lire l'intégralité de son discours.
Bernard Accoyer a vainement tenté de calmer le tollé en affirmant, grand classique, que ses propos avaient été "tronqués et déformés" et n'étaient pas partisans.
EXTRAIT du communiqué envoyé à l'AFP et en ligne sur le site de l'Assemblée
L’extrait concerné […] fait état d’un constat et d’une analyse qui ont vocation à s’appliquer quelle que soit la majorité qui sera en place à l’issue des prochaines échéances électorales.
Il indique qu’en cas d’inaction et d’absence de prise de responsabilité face à la crise, les conséquences économiques et sociales pourraient être dramatiques pour notre pays.
Toute autre interprétation n’a aucun fondement.
Trop tard....
Les poids lourds socialistes sont immédiatement montés au créneau dans le courant de l'après midi :
rappellent les heures les plus sombres qu'ait traversé notre pays lorsque certains proféraient 'plutôt Hitler que le Front populaire'.
A lire aussi : les réactions de Jean-Marc Ayrault et Henri Emmanuelli dans les tweets ci-dessous.