Mise à jour
"J'ai décidé de faire une alliance avec le président de la République candidat sans doute cette semaine. Je veux être avec lui pour faire gagner la France". Non non, vous ne rêvez pas. C'est bien Christine Boutin qui annonce son ralliement au chef de l'État sur le plateau du 20H de TF1, ce lundi 13 fevrier.
Pourtant, il y a quelques semaines, la présidente du Parti chrétien démocrate (PCD) menaçait de "débloquer la bombe atomique" contre Nicolas Sarkozy si elle n’obtenait pas les 500 parrainages nécessaires à la course élyséenne.
Une mise en garde qui fait "pschitt" et qui n’est pas sans rappeler tous ceux qui, affaires et révélations choc sous le bras, avaient promis de tout faire "sauter".
Le Lab dresse la liste des pyromanes de la République dont aucun n’a, jusqu’ici, mis ses plans à exécution…
Attention où je vote Bayrou !
En décembre dernier, Christine Boutin abandonnait ses projets de "bombe atomique" qu'elle devait lâcher sur l'Elysée si elle n'obtient pas les 500 parrainages nécessaires à sa candidature (voir plus bas). Mais elle menaçait, en était empêchée de concourir, de soutenir François Bayrou.
De quoi faire trembler Nicolas Sarkozy, donc, d'autant que son ancienne ministre le confesse, sur le ton de l'aveu : "Imaginer que je pourrais sortir un dossier puant, c'est mal me connaître."
Christine Boutin a confié qu'elle envisageait, à l'époque, d'entamer une grève de la faim...
Ses déclarations sur Canal Plus
Début décembre sur Europe 1, furieuse contre l’UMP et l’Elysée, les accusant de faire pression sur les élus afin qu’ils n’accordent pas leur parrainage aux "petits" candidats, Christine Boutin menaçait Nicolas Sarkozy de "débloquer la bombe atomique".
"Aujourd’hui je suis en guerre" clamait la candidate du parti chrétien démocrate sur Europe 1, sans pour autant lever le voile sur l’arme de destruction massive qu’elle aurait entre les mains…
En 2011, Ziad Takkieddine met le feu aux poudres de l’affaire Karachi, dont des rétro-commissions liées à des contrats internationaux auraient servi à financer illégalement la campagne d’Edouard Balladur en 1995. L’homme d’affaire franco-libanais, qui aurait joué l’intermédiaire pour l’obtention de ces rétro-commissions, menace le chef de l’Etat, intimement lié à la campagne du candidat Balladur, via l’un de ses plus proches collaborateurs, Claude Guéant.
Le 12 novembre 2009, Charles Pasqua convoque la presse afin de "rafraichir la mémoire de Jacques Chirac" et de Dominique de Villepin dans l’affaire de trafic d’armes avec l’Angola, pour laquelle il a écopé en première instance d’un an de prison ferme (il sera relaxé en appel). L’ancien ministre de l’Intérieur promet des révélations choc, mais fait, finalement, plus de bruit que de mal…
Quel ne fut pas le coup de tonnerre déclenché par la fameuse cassette Méry ! En effet, trois ans avant de mourir, en 1996, Jean-Claude Méry, ancien membre du comité central du RPR, enregistre une bande video dans laquelle il accuse directement Jacques Chirac d’être lié au financement présumé occulte du parti gaulliste dans les années 1980. Le contenu de cette cassette sera divulgué par le journal Le Monde le 22 septembre 2000. Dans cette cassette, l’homme d’affaire évoque notamment 5 millions de francs qu’il aurait remis en argent liquide à Michel Roussin, alors chef de cabinet du maire de Paris, Jacques Chirac, en présence de ce dernier.
Pour retrouver un résumé de cette affaire en vidéo, cliquez ici.
Le 12 novembre 2003, l’ancien numéro 2 d’Elf-Aquitaine est condamné à cinq ans de prison ferme dans l’affaire du même nom pour détournement de fonds. Alfred Sirven, qui avait menacé de "faire sauter la République", s’éteint en 2005, avant la fin de son procès en appel, sans livrer les révélations extrêmement compromettantes pour l’Elysée qu’il avait promises…