Président, tu ne tweeteras pas… - Lelab Europe1                                                                                                                                                                      
           
     
       

Président, tu ne tweeteras pas…

Par Nicolas Moscovici

| 09/12/11 - 09:25

Les plus hauts dirigeants doivent rester à l’écart du réseau social Twitter. Pour notre blogueur Guy Birenbaum, ils ont bien plus à y perdre qu’à y gagner… Et vous, qu'en pensez-vous ? Réagissez, débattez sur le Lab !

 

  • Tweeter n’est pas jouer

    Proposé par Guy Birenbaum

    J’ai longtemps pensé et affirmé qu’un homme politique moderne de haut rang se devait de détenir un compte actif sur le réseau social Twitter.

     

    Mais plus j’observe ce réseau social, plus je pense que c’est une mauvaise idée; en particulier pour les leaders mondiaux.

     

    Ce n’est pas la mésaventure arrivée ces derniers jours au président russe Medvedev qui risque de me convaincre du contraire…

     

     

    Pour qui le scrute au quotidien, il apparaît évident que ce réseau est bien trop instantané, réactif voire addictif pour qu’un dirigeant mondial prenne le risque d’y communiquer personnellement, qui plus est à la veille d’une campagne électorale, comme c’est le cas en France ou aux Etats-Unis.

     

    Le moindre "fail" pourrait avoir des conséquences immédiates, tant les médias sont désormais focalisés sur les échanges qui s’y déroulent entre politiques (ou même entre journalistes…), faisant du moindre accrochage anodin un "incident" sérieux et surtout pris au sérieux.

     

    J’ajoute que le plus souvent personne ne croit que c’est bien le politique en personne qui tweete et pas l’un de ses conseillers, même si certains prétendent signer avec leurs initiales pour se signaler.

     

    Personne ne croira davantage qu’un élu de ce niveau prend le temps de répondre à ceux qui ne manqueront pas de l’interpeller. De ce point de vue la page facebook de Nicolas Sarkozy est un bon exemple : quel naïf peut imaginer que c’est le président qui la nourrit à la première personne ?

     

    On voit donc mal quel bénéfice un élu de haut rang pourrait tirer d’une présence sur Twitter, a fortiori vite chronophage.

     

    En revanche, Twitter doit impérativement être utilisé par ces élus.

     

    De manière à ce qu’ils soient informés des discussions qui s’y déroulent, des polémiques qui y démarrent, il est fondamental que nos dirigeants soient briefés par des notes exhaustives. De quoi y parle-t-on ? Qui dit quoi ? Quels sont les sujets qui montent ? Quels sont les enjeux qui ne sauraient tarder à émerger dans l’agenda médiatique…

     

    Autre exemple d’utilisation intelligente : avoir un compte-rendu quotidien exhaustif des échanges qui ont eu lieu sur le réseau après une prestation médiatique, un discours, une décision politique, etc. Ce genre d’analyses existe déjà et va devenir aussi nécessaire que des sondages qualitatifs ou des "médiascopies" réalisées sur des panels. 

     

     

    Rien n’empêche, enfin, ces élus de posséder un compte non actif, verrouillé, sous pseudo, leur permettant de suivre eux-mêmes, lorsqu’ils en ont le temps (a priori rarement…) certaines des discussions en cours.

     

    Twitter est, en effet, le meilleur capteur des pulsations du monde. Du coup, de la même manière qu’ils fréquentent parfois marchés et bistrots, ces leaders doivent suivre les conversations en cours dans ce "bistrot" mondial; l’anonymat du Web leur permettant en plus de savoir "pour de vrai" ce que l’on y dit à leur propos...

     

    Je recommande à nos "puissants" d’éviter soigneusement toute autre utilisation de Twitter.

     

    Car pour eux tweeter n’est pas jouer…

     
  • Le mauvais procès fait à Eric Besson

    Proposé par Nicolas Moscovici
    Sur Le Plus
    Eric Besson le 28 mars dernier à Paris. (Reuters)

    Réagissant au billet de Guy Birenbaum, Olivier Cimelière apporte sur Le Plus, son éclairage sur le lien fait entre la démotivation supposée d'Eric Besson et son activité frénétique sur Twitter.

    Sa contribution est à lire ici

    Voir la source
     
  • Cet article se construit avec vous !

    Proposé par Nicolas Moscovici

    Vous avez des éléments permettant d'enrichir ce sujet ? Faites-nous part de vos trouvailles en déposant vos liens dans l'espace commentaires.

     
Nicolas Sarkozy au siège de l'UMP en janvier 2006. (Maxppp)
Nicolas Sarkozy au siège de l'UMP en janvier 2006. (Maxppp)
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Le meilleur des contributions

Erwann Gaucher
Erwann Gaucher
Le 9 déc. 2011

A propos de : Président, tu ne tweeteras pas…
 

Sarkozy, comme la plupart des politiques de 1er rang (ceux qui ont une chance d'être au second tout) ne maîtrisent pas les codes d'utilisation de Twitter.

 

En venant sur le réseaux, ils pourront toucher au mieux 1 ou 2 millions d'utilisateurs, en prenant de gros risques en terme d'image. En s'invitant au JT de TF1, ils en toucheront 7 ou 8 millions, sans risque et dans un exercice qu'ils maîtrisent totalement.

 

Ceux-la ne tweeteront pas, ou peu et

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Toutes les contributions

Geoffrey La Rocca
Geoffrey La Rocca
Le 10 déc. 2011

A propos de : Président, tu ne tweeteras pas…
 
Il y a peut-être un juste milieu à trouver. Je suis d'accord avec Guy et Erwan, mais je pense que contrairement au JT qui est un exercice totalement vertical, Twitter peut permettre au citoyen d'interpeller directement un politique.

Je reconnais que c'est plus délicat pour un Président qui ne peut pas répondre à tout, mais peut-être un moyen pour ses conseillers de suivre les sujets qui méritent d'être développés pour la base des citoyens.
 
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NicolasMauduit
NicolasMauduit
Le 10 déc. 2011

A propos de : Tweeter n’est pas jouer
 
twitter est à mon avis d'abord un outil de témoignage (ou de "communication") plus que de dialogue, en particulier pour un politique.

Vous semblez avoir renoncé à ce qu'un politique puisse être sincère et humain - donc faillible... la faillite de la politique politicienne, triomphant en cette fin de mandat avec les affaires et la banqueroute de l'Etat, souligne chaque jour un peu plus les limites de la politique à l'ancienne reposant sur les appareils et apparachiks déroulant les

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Bernard Langlois
Bernard Langlois
Le 10 déc. 2011

A propos de : Président, tu ne tweeteras pas…
 
Tu as évidemment raison …
 
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Guy Birenbaum
Guy Birenbaum
Le 9 déc. 2011

A propos de : Président, tu ne tweeteras pas…
 
Dialoguer sur Twitter est déjà difficile pour nous, alors un président...
 
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Guy Birenbaum
Guy Birenbaum
Le 9 déc. 2011

A propos de : Président, tu ne tweeteras pas…
 
Pour connaître le pouls de l'opinion, un compte anonyme...
 
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Olivier Cimelière
Olivier Cimelière
Le 9 déc. 2011

A propos de : Cet article se construit avec vous !
 
Pas entièrement d'accord avec toi Guy sur l'usage ou non de Twitter. Certes, tout est question de maîtrise. Tant dans celle du temps passé et des tweets expédiés mais pourquoi se priver d'un possible dialogue ? Ca permet d'entendre un peu mieux ce que le bal des courtisans occulte au quotidien. Plus d'infos ? Voir mon billet sur Eric Besson !
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/221066;eric-besson-un-ministre-qui-tweete-est-il-un-ministre-demotive.html
 
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david_reguer
david_reguer
Le 9 déc. 2011

A propos de : Président, tu ne tweeteras pas…
 
Réflexion très intéressante Guy et vaste débat. Il est clair que Twitter est à prendre avec des pincettes et n'est pas un format adapté pour tous les hommes politiques. S'il peut humaniser, il peut aussi "désacraliser" l'homme, et l'on sait qu'il n'y a guère de politique sans un peu de hauteur symbolique. Inversement, Twitter a permis à Besson de montrer une autre facette de sa personnalité plutôt malmenée par les médias.
Je ne serai pas, pour ma part, aussi catégorique. Tout
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Guy Birenbaum
Guy Birenbaum
Le 9 déc. 2011

A propos de : Président, tu ne tweeteras pas…
 
Totalement inutile sauf comme outil de veille.
 
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Erwann Gaucher
Erwann Gaucher
Le 9 déc. 2011

A propos de : Président, tu ne tweeteras pas…
 

Sarkozy, comme la plupart des politiques de 1er rang (ceux qui ont une chance d'être au second tout) ne maîtrisent pas les codes d'utilisation de Twitter.

 

En venant sur le réseaux, ils pourront toucher au mieux 1 ou 2 millions d'utilisateurs, en prenant de gros risques en terme d'image. En s'invitant au JT de TF1, ils en toucheront 7 ou 8 millions, sans risque et dans un exercice qu'ils maîtrisent totalement.

 

Ceux-la ne tweeteront pas, ou peu et

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Benjamin Puygrenier
Benjamin Puygrenier
Le 9 déc. 2011

A propos de : Tweeter n’est pas jouer
 
Ça été un désastre avec l'affaire Besson et son #avec toi ? Même chose avec Medvedev . On attend le prochain
 
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