Quand Martine Aubry se lâche - Lelab Europe1                                                                                                                                                                      
           
     
       

Quand Martine Aubry se lâche

Par Sebastien Tronche

| 04/10/12 - 12:15

AU TAQUET – Invitée de France Inter, jeudi 4 octobre, l’ex première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, s’est lâchée. Entre confidences,  anecdotes et... imitation de Ségolène Royal. Florilège.

 
Depuis qu'elle a quitté la tête du PS, Martine Aubry a retrouvé sa liberté de parole. Une liberté nouvelle qu'elle avait déjà "expérimenté" dans une interview à Paris-Match
 
 

  • "Je ne sais pas si j’ai rêvée d’être présidente"

    Proposé par Sebastien Tronche

    Martine Aubry n’est plus à la tête du Parti socialiste et semble bien s’en accommoder.  Invitée de France Inter, jeudi 4 octobre, la maire de Lille a montré un visage plus que détendu.

     

    Peu avare en confidences et anecdotes, celle qui a piloté la réforme des 35h raconte comment elle et ses "camarades" rendaient les débats de nuit dans l’Hémicycle de l’Assemblée nationale moins austères :

     

    On passait des nuits jusqu’à 5h du matin à l’Assemblée nationale. Entre minuit et 5h du matin, c’est vrai qu’il y a peu de députés. Et donc, avec nos camarades, notamment Claude Bartolone, qui présidait la commission des Affaires sociales, on se disait qu’on allait placer des mots

     

    Mais c’était des mots hallucinants, du genre « tonsure », hippopotame… Quand on parle des 35 heures, des emplois jeunes ou de la loi de financement de la sécurité sociale, ce n’est pas facile. En général, on y arrivait.

     

    Interpellée sur cette saillie, reflet d’une femme plus détendue, Aubry consent :

     

    C’est vrai que ces quatre années, ca n’a pas été facile. Maintenant c’est à eux. 

     

    J’ai retrouvé ma ville, pour moi c’est formidable. Donc c’est vrai que je suis plus détendue et pas du tout frustrée.

     

    Même sa défaite à la Primaire du PS ne semble pas l’avoir touché, car, dit-elle, elle n’a jamais rêvé de devenir chef de l’Etat. Elle s’explique ainsi : 

     

    Je ne sais pas si j’ai rêvé d’être présidente de la République. J’y ai pensé. A un moment donné, j’ai pensé que j’étais peut-être la personne la mieux à même à un moment donné pour redresser notre pays.

     

    Au-delà de cet échec électoral, les rumeurs l’ont un temps annoncé au ministère de la Culture dans le gouvernement Ayrault. "Personne ne me l’a proposé", répond-elle, précisant : "Si je le voulais, je l’aurais demandé".

     

    Et de confier, revenant sur les années Jospin, qu’elle aurait aimé être alors à ce ministère de la Culture. Un souhait dont elle avait "parlé avec Jospin" : "Mais il y avait la sécurité sociale à redresser.

     

    BONUS TRACK :


    Décidément en forme, Martine Aubry s'est prêtée au jeu des imitations. outre une imitation de l'accent belge, la maire de Lille a accepté d'imiter son ancienne rivale, Ségolène Royal :

     

     

    (via @Thibaut Pez) 

     
     
Martine Aubry, à La Rochelle, le 26 août 2012. (Reuters)
Martine Aubry, à La Rochelle, le 26 août 2012. (Reuters)
RSS

Connexion

Toutes les contributions

Thibaut Pézerat
Thibaut Pézerat
Le 4 oct. 2012

A propos de : Quand Martine Aubry se lâche
 
Et elle imite Ségolène Royal à la perfection... http://soundcloud.com/franceinter/all-martine-cest-s-gol-ne-ou
 
+