Retrait de Chevènement : une bonne nouvelle pour Hollande - Lelab Europe1                                                                                                                                                                      
           
     
       

Retrait de Chevènement : une bonne nouvelle pour Hollande

Par Judith Duportail

| 06/11/11 - 09:24

Jean-Pierre Chevènement a annoncé mercredi qu'il arrêtait sa campagne. Moqueur, vous pensiez qu'elle n'avait pas commencé ? Détrompez-vous. Le président d'honneur du MRC avait plus d'un lapin dans son chapeau et pouvait sérieusement handicaper le candidat socialiste. Démonstration.

  • Chevènement jette l'éponge

    Proposé par Judith Duportail
    Sur Europe 1

    Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, a annoncé mercredi à l'AFP qu'il se retirait de la course présidentielle, ajoutant qu'il indiquerait "le moment venu"à qui il apporterait son soutien.

     

    EXTRAIT

     

    Ayant pu exercer, autant que je le pouvais, le rôle pédagogique que je m'étais assigné, et n'ayant plus aujourd'hui les moyens de continuer ma campagne, je décide de retirer ma candidature. J'indiquerai bien sûr, le moment venu, le candidat à l'élection présidentielle auquel, les yeux ouverts, j'apporterai mon soutien.

     

     

    Voir la video de l'annonce de la candidature de Chevènement :

     

     

    Voir la source
     
  • Il a brisé le tabou de l'euro

    Proposé par Judith Duportail
    Une pièce de un euro (Reuters)

    Dans une interview donnée au Parisien dimanche 6 novembre, Jean-Pierre Chevènement aborde la question de la sortie de l'euro, sujet qui préocupe les français (1 sur 3 souhaite le retour au franc selon Atlantico) mais dont la gauche ne veut pas entendre parler. 

     

    EXTRAIT 

     

    L’abandon de la monnaie unique au profit d’une monnaie commune n’est pas un tabou pour moi, si l’Allemagne persiste dans son refus d’étendre les missions de la Banque centrale. La monnaie unique, qui méconnaît les réalités nationales, a creusé un gouffre entre une Allemagne industrielle et excédentaire et les économies du sud de l’Europe, déficitaires et en voie de désindustrialisation. 

    Voir la source
     
  • Il a déjà fait tomber Jospin....

    Proposé par Judith Duportail
    François Hollande et Jean-Pierre Chevènement pendant la campagne de Ségolène Royal le 4 janvier 2007 à Paris (Reuters)

    ... Pourquoi aurait-il eu peur de François Hollande ? En 2002, Lionel Jospin caracolait en tête des sondages tout comme François Hollande aujourd'hui. Le sénateur de Belfort avait alors obtenu 5,3% des suffrages. André Sillam, blogueur hébergé par le Nouvel Obs estime que le spectre de 2002 forcera François Hollande à faire un geste vers Jean-Pierre Chevènement. Pas de quoi devenir Président, certes, mais rafler un poste à 72 ans aurait déjà été une belle performance. 

     

    EXTRAIT 

    François Hollande sera amené à intégrer la spécificité du programme de Jean-Pierre Chevènement dans la perspective du 2è tour et des investitures dans quelques circonscriptions pour les Législatives des 10 et 17 juin 2012.

    Voir la source
     
  • Il a pour lui la force de ses convictions

    Proposé par Judith Duportail
    Sur Ina

    Jean-Pierre Chevènement n'est pas homme à changer d'opinion politique au gré des saisons. Souverainiste de gauche, l'homme de Belfort a mené sa carrière politique avec une infaillible cohérence. Ce qui lui a valu certains moment de bravoure. 

     

    Ancien ministre de Mitterrand à l'Industrie, à l'Education puis à la Défense, Jean-Pierre Chevènement n'a ainsi pas hésité à claquer la porte de son ministère quand la France s'est engagée en Irak en 1991 pour la guerre du Golfe. Il a tenu ces mots, restés celèbres :  "Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne". 

    Voir la source
     
  • Il est le seul souverainiste de gauche

    Proposé par Judith Duportail

    Jean-Pierre Chevènement était le seul candidat à gauche à être souverainiste. Le souverainisme désigne habituellement ceux qui ont voté non au traité de Maastricht (1992) en défendant l'idée que la France doit rester seule décideuse de sa politique monétaire. Cet engagement lui vaut aujourd'hui d'être considéré comme un visionnaire de la crise l'euro, notamment par Eric Zemmour dans cette video qui déclare "il avait tout prévu."

     
Jean-Pierre Chevènement (Reuters).
Jean-Pierre Chevènement (Reuters).
RSS

Connexion