Mise à jour
D'après Le Parisien, François Hollande aurait lâché les mots "un sale mec" au sujet du président Sarkozy. Une version des faits corrigée par Alexandre Kara, chef du service politique d'Europe 1 et présent au moment des "faits". Toutefois, ce genre de propos "off the record", parfois brutaux, pourraient enflammer la campagne selon notre blogueur Guy Birenbaum...
EXTRAIT
Le candidat socialiste n’a donc pas officiellement traité le chef de l’Etat de 'sale mec'. Mais le choix de ce qualificatif pour appuyer son raisonnement en dit long sur l’estime qu’il porte à son adversaire. Raison pour laquelle nous avons décidé, ce matin, de le publier.
EXTRAIT de ses déclarations à la presse
Je vais répondre à l'ambiance que depuis plusieurs jours, voire même plusieurs semaines je dénonce. Ça suffit!
Invité à commenter la polémique Hollande par Arnaud Leparmentier, journaliste politique au Monde, Brice Hortefeux live sans conteste la phrase du jour sur le sujet - qui contraste avec les répliques plus sévères de l'UMP.
Quand on dit une connerie, c’est très difficile de savoir comment on s’en sort. C’est un spécialiste qui vous parle.
Pour rappel, l'ancien ministre de l'Intérieur avait été embarqué dans une interminable polémique qui avait suivi sa sortie sur les "Auvergnats" en septembre 2009.
Au moment où j'écris ce billet le microcosme commence à s'émouvoir de ce "sale mec"rapporté par Mathieu Croissandeau dans Le Parisien.
Voilà qui rappellera notamment les quelques mots lâchés par Lionel Jospin, en mars 2002, à propos de Jacques Chirac, dans un avion.
Déjà ce mercredi matin, au micro de Jean-Pierre Elkabbach, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant - un poète... - a feint de s'émouvoir grandement du propos.
Nous verrons bien si le camp Hollande choisit de regarder ailleurs, de démentir, d'éluder ou de finasser.
En attendant, l'article du Parisien pose la question connue des "off the record" et de la manière dont les journalistes les utilisent... ou pas.
En effet, la violence verbale à l'égard d'un adversaire est un classique dans tous les camps et dans tous les cas.
Si les médias, se sentant "challengés" par le Web, se mettent à sortir régulièrement ce que les uns disent "en vrai" sur les autres, ce pourrait bien être une boucherie, de part et d'autre. Et au sein même des équipes de campagne, tant chacun flingue aussi son voisin.
Surtout, à ce petit jeu, le président/candidat Sarkozy n'est pas un muet. Bien au contraire.
Reste à savoir si les journalistes oseront lui mettre dans la bouche, et en le citant, ce qu'il peut dire "en vrai" sur François Hollande... et sur les autres.
À suivre...