Mise à jour
Angela Merkel l’a dit sans qu’on ne le lui demande : elle soutiendra Nicolas Sarkozy dans sa reconquête de l’Elysée. Pour la chancelière allemande, celui qu’elle a tant détesté pendant cinq ans est le seul apte à présider. Le Lab rappelle à votre bon souvenir les délicats échanges franco-allemands qui précédèrent ce soutien de fer.
Peu après l’accession de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, la chancelière allemande se serait mise à affubler –en privé- son homologue français du sobriquet de "Monsieur Blabla".
C’est une très belle et instructive infographie de Businessweek relayée par Lemonde.fr qui pointait du doigt tous les noms d’oiseaux qui avaient pu être balancées entre chefs d’Etats européens. Ainsi on s’en remémorait de belles qui avaient pu circuler de part et d’autre du Rhin.
Une anecdote rapportée par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. D’après le magazine d’enquête et d’investigation (tendance centre gauche), Joachim Sauer, le mari de la chancelière, lui aurait offert des DVD de Louis de Funès pour l’aider à préparer ses rencontres avec le président français…
En novembre 2008, à l’issue d’un conseil des ministres franco-allemand visant à apporter une solution à la crise économique européenne, l’Allemagne refuse d’adopter des mesures de manière précipitée. D’où la désormais célèbre conclusion du président françaisà l’égard de nos voisins d’outre-Rhin : La France agit, l’Allemagne réfléchit.
Angela Merkel a longtemps qualifié Sarkozy de "président Duracell". Ceci à cause de l'énergie débordante et des tics du président. En effet, en octobre 2007, lors de sa première visite étatique à Moscou, le président français avait stupéfié les journalistes russes : "Il semblait nerveux, se dandinait, gesticulait de façon extravagante, se souvient Andreï Kolesnikov, du quotidien Kommersant. Cependant, des confrères français m'ont assuré que c'était là le comportement habituel de leur président !"
Une tribune de l'hebdomadaire Die Zeit, révèle que l'ancien mi¬nistre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer s'inquiète qu'à l'Élysée on considère, d'après lui, que "le Boche doit payer". Une incompréhension pour l'Allemagne qui s'est certes serré la ceinture, pouvant ainsi se targuer d’avoir respecté les objectifs du pacte de stabilité européen. L’Allemagne n’accepte donc pas qu'on lui demande aujourd'hui d’ouvrir son porte-monnaie pour soulager les finances de ses voisins.