Terrorisme : Copé recase son programme de la primaire et plaide pour un "tournant sécuritaire"

Publié à 13h22, le 21 avril 2017 , Modifié à 13h22, le 21 avril 2017

Terrorisme : Copé recase son programme de la primaire et plaide pour un "tournant sécuritaire"
Jean-François Copé. © Montage Le Lab via captures d'écran Franceinfo:
Image Le Lab

Camille Mordelet pour

BRÈVE DE CAMPAGNE – En ce dernier jour de campagne présidentielle, l’attentat ayant touché les Champs-Élysées le jeudi 20 avril est au cœur des interventions des candidats et de leurs partisans. Jean-François Copé, invité ce vendredi 21 avril sur Franceinfo:, a plaidé pour un "tournant sécuritaire", l’un de ses thèmes de prédilection. Et au lieu de lister le programme de François Fillon, il a tout simplement recasé des propositions qu’il défendait lors des primaires de la droite et du centre, en novembre 2016, notamment face au candidat LR à la présidentielle. Il s’exprime ainsi :

Je pense qu’il nous faut considérer que la lutte contre le terrorisme exige de réorganiser complètement notre appareil de sécurité. Et de le faire de manière très opérationnelle, très concrète. C’est-à-dire bien sûre une augmentation massive, massive, des effectifs de police, de gendarmerie, de magistrats, de gardiens de prison. C’est d’autre part l’idée de créer, ce que moi je souhaite, et je sais que François Fillon et d’autres partagent le concept, une chaîne pénale totalement dédiée à l’antiterrorisme. Qu’il y ait des ‘Marc Trévidic’ à tous les étages.

Un extrait à retrouver dans la vidéo ci-dessous :



Cette "chaîne pénale totalement dédiée au terrorisme", Jean François Copé et Nicolas Sarkozy l’ont défendu durant la primaire. Elle n’est pas évoquée dans le programme présidentiel de François Fillon. L’ancien patron de l’UMP a également plaidé pour la mise en place d’un "service, un petit peu un NSA à la Française", proposition déjà abordée en novembre 2016, ou encore la création de 20 000 places de prison, alors que le programme du candidat LR parle de 16 000 places.

Jean-François Copé, le *meilleur* soutien dont François Fillon pouvait rêver.

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