Tiens, Nicolas Sarkozy a encore changé d'avis sur Donald Trump

Publié à 09h11, le 24 mars 2016 , Modifié à 09h11, le 24 mars 2016

Tiens, Nicolas Sarkozy a encore changé d'avis sur Donald Trump
Donald Trump et Nicolas Sarkozy © Montage via AFP
Image Sylvain Chazot


Nicolas Sarkozy a souvent changé. Que ne l'a-t-on entendu déclarer haut et fort qu'il n'était plus le même homme qu'avant. Avec lui, le changement, c'est permanent. Et cela ne concerne pas que sa personnalité. En matière de goût, aussi, le président de Les Républicains a l'habitude de souvent changer.

Prenons l'exemple de Donald Trump. Le milliardaire américain mène la course des primaires du parti républicain avec pour l'heure 738 délégués, contre 463 pour Ted Cruz. Si la dynamique se poursuit, le magnat de l'immobilier sera le candidat du Grand Old Party lors de la prochaine élection présidentielle américaine. Et cette perspective effraye Nicolas Sarkozy.

À Londres, mercredi 23 mars, l'ex-chef de l'État a évoqué Donald Trump,dénonçant son "populisme" et sa "vulgarité". Et "Sarko l'Américain" de tirer des succès du milliardaire une analyse de l'Amérique profonde, à mille lieux de celle des côtes Pacifique et Atlantique.

Il a dit :



Ce monsieur ne mérite pas tant d'intérêt que cela. Ce qui est assez effrayant c'est l'impact qu'il a. Je trouve terrifiant qu'il y ait 30% d'Américains qui peuvent se reconnaître là-dedans. […] Ça fait frémir. Ça me fait frémir aussi sur l'état d'une partie de l'Amérique profonde.

En ce qui concerne Donald Trump, l'avis de Nicolas Sarkozy est plutôt tranché. Il y a pourtant moins d'un mois, l'ancien chef de l'État saluait les succès du ricain. Il entendait même s'en inspirer pour la primaire de la droite, en France, face à ce prétendu candidat du système qu'est Alain Juppé. Le 1er mars, lors de la commission exécutive de LR, il avait dit :

Regardez ce que donnent aux États-Unis les candidats soutenus par l'establishment et les médias, ils sont balayés par les candidats du peuple. […] Vous verrez, en novembre, ce que cela donnera en France…

Cité par Le Monde, l'ami de 30 ans Brice Hortefeux se faisait plus précis. "Cela montre qu’on ne gagne pas au centre, avec une campagne aseptisée, mais en clivant", avait déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur, indiquant que Nicolas Sarkozy n'hésiterait pas, comme Donald Trump, à porter une ligne dure.

On est donc passé en l'espace de quelques semaines d'un Donald Trump modèle pour la Sarkozie à un Donald Trump qui effraie, qui fait peur.

Mais ce n'est pas tout. Déjà au début du mois, Nicolas Sarkozy avait changé d'avis sur le milliardaire. Sur RTL, il avait rangé le candidat dans la catégorie des "clowns politiques", comme Alexis Tsipras ou le parti Podemos, en Espagne. "Franchement, ce monsieur Trump, on se demande ce qu'il vient faire pour être candidat à la tête de la première puissance du monde", avait-il déclaré.

D'ici la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy a donc largement le temps de, encore, changer d'avis sur Donald Trump. Plusieurs fois même.

Du rab sur le Lab

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