Très bas dans les sondages, Jean-François Copé croit encore en ses chances et s'appuie sur l'exemple Chirac en 1995

Publié à 08h25, le 24 octobre 2016 , Modifié à 09h59, le 24 octobre 2016

Très bas dans les sondages, Jean-François Copé croit encore en ses chances et s'appuie sur l'exemple Chirac en 1995
Jean-François Copé © AFP
Image Victor Dhollande-Monnier

Victor Dhollande-Monnier

A un mois du premier tour de la primaire de la droite, Jean-François Copé ne décolle toujours pas. Englué en avant-dernière position aux côtés de NKM et de Jean-Frédéric Poisson, crédité de seulement 2% des intentions de voix dans les derniers sondages, le député-maire de Meaux ne désarme pas pour autant. 

Invité d'Europe 1 lundi 24 octobre, Jean-François Copé réaffirme qu'il sera "derrière celui qui gagne la primaire". Mais pas question non plus de l'enterrer trop vite. Voici l'échange que Jean-François Copé a eu avec le journaliste Thomas Sotto : 

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- Thomas Sotto : "Si Nicolas Sarkozy gagne la primaire, vous ferez campagne pour lui ?"


 
 

- Jean-François Copé : "Je l'ai dit. Moi je suis très clair là-dessus. Je me mettrai derrière celui qui gagne la primaire si je ne l'emporte pas moi-même. [...] Toute ma vie, j'ai tout fait pour faire en sorte que ce soit notre famille politique qui puisse présider aux destinées de la France. 


 
 

- Thomas Sotto : "Et s'il vous appelait à d'autres responsabilités, vous pourriez être son ministre de nouveau ?" 


 
 

- Jean-François Copé : "Ecoutez, je propose qu'on prenne les choses dans le bon ordre. Aujourd'hui, nous en sommes à la primaire. Je suis candidat. Laissez-moi le temps de poursuivre ma campagne et imaginez, chose incroyable, que je l'emporte, vous imaginez la teneur de notre entretien ici ?"


 
 

- Thomas Sotto : "Ça serait quand même un retournement de situation inédit. Là, vous êtes à 2% pour l'instant... 


 
 

- Jean-François Copé : "Vous vous souvenez de Jacques Chirac face à Edouard Balladur. On lui demandait même s'il ne devait pas s'arrêter tout de suite. Il a bien fait de continuer. 


 
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Pour souvenir, l'élection présidentielle de 1995 avait été marquée par la division à droite avec deux candidats, Edouard Balladur et Jacques Chirac. Largement en tête dans les sondages, le Premier ministre Balladur, pourtant soutenu par l'UDF, était finalement arrivé derrière Chirac, au premier tour. 

S'il soutiendra Nicolas Sarkozy en cas de victoire à la primaire de la droite, Jean-François Copé n'a pas non plus déroulé un tapis rouge à l'ancien Président. Lors du premier débat télévisé de la primaire, l'ancien chef de l'Etat avait estimé que Copé n'avait pas été "capable d’imposer" la loi sur la burqua. Quelques jours plus tard, le député-maire de Meaux avait reçu le soutien inattendu de Valérie Pécresse sur la paternité de cette loi. Lundi matin sur Europe 1, Jean-François Copé persiste et signe, estimant qu'à l'époque, et le Président et le Premier ministre "étaient contre une loi interdisant la burqua". 

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