Très proche de Valls, le sénateur PS Luc Carvounas évoque un référendum sur la déchéance de nationalité

Publié à 08h04, le 18 janvier 2016 , Modifié à 08h08, le 18 janvier 2016

Très proche de Valls, le sénateur PS Luc Carvounas évoque un référendum sur la déchéance de nationalité
Luc Carvounas © Capture d'écran France 3
Image Etienne Baldit


WHY NOT ? - "Ça passera, ça passera et à l'Assemblée en février et au mois de mars Sénat. Et je pense que nous aurons largement les 3/5e en réunion du congrès." Comme tous les élus socialistes légitimistes, Luc Carvounas affiche un bel optimisme quant à la réforme constitutionnelle et son adoption par voie parlementaire, et ce malgré l'interminable polémique autour de l'extension de la déchéance de nationalité. Mais le sénateur socialiste, pilier de l'entourage de Manuel Valls, invité de Soir 3 sur France 3 dimanche 17 janvier, reconnaît aussi qu'il y a un "risque" : que "le débat s'enlise". Et pour l'éviter, il évoque la solution du référendum, pourtant rejetée par l'exécutif

Car Gérard Larcher a prévenu : pour le président LR du Sénat, qui se "méfie des lois de pulsion", il faut "prendre le temps de construire la loi". Et le sénateur des Yvelines d'annoncer que la Chambre Haute devrait modifier le texte présenté par le gouvernement et défendu par Manuel Valls himself, rallongeant d'autant les débats entre Assemblée et Sénat. Alors - et alors seulement - l'idée d'un référendum pourrait permettre à François Hollande de sortir de l'ornière, selon Luc Carvounas :



Si ce n'est pas le cas [adoption en douceur par voie parlementaire, ndlr], il faudra qu'on se pose la question et moi, je ne suis pas pour que le débat s'enlise dans un agenda parlementaire jusqu'au mois de septembre-octobre. Peut-être qu'il serait nécessaire alors - si la droite rentrait dans ce jeu de politique politicienne sur un sujet aussi important - de faire peut-être un référendum. Et de rentrer directement en lien avec l'opinion publique qui est extrêmement favorable.

Notez le double emploi de "peut-être" : l'élu du Val-de-Marne reste très prudent. Il ne s'agit donc, dans son idée, que d'une alternative très éventuelle, uniquement en cas de blocage. Reste que jusqu'ici, le référendum sur la déchéance de nationalité est surtout demandé par la gauche de la gauche, à l'image de Jean-Luc Mélenchon. Même si d'autres au PS l'ont également mis sur le tapis, comme le député Sébastien Denaja

Mais Luc Carvounas n'a visiblement pas peur de se démarquer sur ce sujet, lui qui reconnaît sans détour que la déchéance de nationalité pour les binationaux "est une mesure de droite".

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