Trois preuves que Nadine Morano est la meilleure candidate à la primaire (selon Nadine Morano)

Publié à 09h40, le 20 avril 2016 , Modifié à 09h43, le 20 avril 2016

Trois preuves que Nadine Morano est la meilleure candidate à la primaire (selon Nadine Morano)
Nadine Morano © LIONEL BONAVENTURE / AFP

Savez-vous ce que les Français disent à Nadine Morano lorsqu'ils la croisent, par hasard, dans la rue ? Que ces messieurs-dames qui nous gouvernent sont des nuls. Tous. Des. Nuls. Sauf Nadine Morano, évidemment. Invitée de RTL ce mercredi 20 avril, l'eurodéputée explique que c'est elle qu'il faut choisir comme candidate LR pour la prochaine présidentielle. Pourquoi ? Parce que Nadine Morano est Nadine Morano et que Nadine Morano est unique.

Trois raisons se détachent :

  • Le renouveau, c'est Morano

"Ce sera le choix des Français qui ont envie vraiment de neuf. Je vous dis, ils veulent autre chose : ils ont vu l'échec, ils ont vu les erreurs et que ceux qu'on nous présente, qui sont là depuis 30 ans ou qui ont le même formatage énarque", dit-elle avant de se livrer à un formidable exercice d'équilibriste, la candidate à la primaire expliquant à la fois qu'elle symbolise la nouveauté tout en mettant en avant son expérience gouvernementale.

Elle dit :

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J'ai cette crédibilité ministérielle. Pardon mais j'ai été membre du gouvernement pendant plus de quatre ans.

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  • Elle est vierge de toute condamnation

Ce n'est pas parce qu'elle a été ministre que Nadine Morano se trimbale des casseroles judiciaires (suivez son regard). Elle lance :

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Je n'ai pas à être entachée des échecs d'anciens Premiers ministres qui revendiquent aussi leurs échecs ou d'avoir reculé face à la rue. Je n'ai pas été condamnée par la Justice. […] Ça fait partie de mon éthique personnelle. J'estime que quand  on veut être candidat à la fonction suprême, il y a des critères. Je me suis fixé les miens. Après les Français choisiront.

 

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Et voilà comment en deux phrases Nadine Morano s'en prend, sans le nommer évidemment, à Alain Juppé qui, le hasard fait bien les choses, est également le favori à la primaire de la droite. L'ancien chef du gouvernement a été condamné en 2004 à 14 mois de prison avec sursis et à un an d'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

  • Son logo est modeste

Cette attaque sur les "échecs" et les condamnations n'étant sûrement pas suffisante, Nadine Morano en remet une couche peu après, critiquant… le logo du candidat suscité.

Elle lance :

 

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Vous savez, j'ai choisi non pas mes initiales, hein, sur les supports de communication qui sont les miens, j'ai choisi 'servir la France'. Et Nadine Morano elle est en tout petit. Parce que ce qu'il se joue, c'est pas notre destin personnel, c'est le destin du pays.

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Une référence, donc, au logo d'Alain Juppé, "AJ pour la France", mais aussi à celui de François Fillon, un "F" qui fait irrémédiablement penser à celui du championnat du monde de Formule 1. Celui de Nadine Morano, lui, représente l'élue LR devant une image de campagne française.



Nicolas Sarkozy, en revanche, fait l'objet de beaucoup plus de clémence de la part de l'eurodéputée. Mais il y a des explications à cela. D'une part Nicolas Sarkozy bénéficie, "comme tout le monde", de la présomption d'innocence. D'autre part, le président de Les Républicains et l'eurodéputée ont aplani, désormais, leurs différends. "On se parle mais on se fâche quand même", dit-elle. 

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