Après le "ras-le-bol" d'Aubry envers Macron, le "trop c'est trop" destiné à Hollande et Valls

Publié à 10h50, le 24 février 2016 , Modifié à 12h57, le 24 février 2016

Après le "ras-le-bol" d'Aubry envers Macron, le "trop c'est trop" destiné à Hollande et Valls
© AFP

RAS-LE-BOL - Martine Aubry attend toujours un petit délai avant de s’exprimer sur les choix parfois décriés à gauche du gouvernement. C’était le cas sur la déchéance de nationalité ou sur les sorties iconoclastes et provocatrices d’Emmanuel Macron. Après donc son "ras-le-bol" du mois de septembre 2015 contre le ministre de l'Economie, voici donc son "trop, c’est trop".

Dans une tribune intitulée "Sortir de l’impasse" et publiée dans le Monde de ce mercredi 24 février, cosignée par la maire de Lille et ses proches comme Christian Paul, François Lamy ou Jean-Marc Germain, mais aussi par des écologistes comme Daniel Cohn-Bendit ou Yannick Jadot, les auteurs fustigent la politique de François Hollande et Manuel Valls depuis "deux ans". Comme l'écrit le quotidien du soir, cette tribune est "destinée à devenir une pétition populaire" à un peu plus d'un an de la présidentielle de 2017.

A l'origine de cette initiative, selon RTL, le député PS et ex-ministre devenu frondeur Benoît Hamon :

Dans ce texte acerbe, les signataires reviennent jusqu’au pacte de responsabilité, qualifié de "pacte avec le Medef qui se révéla un marché de dupes", et ne limitent pas leur diatribe à la réforme du droit du travail portée par Myriam El Khomri. Ainsi lancent-ils : 

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Trop, c’est trop !

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Et de développer, ayant également dans le viseur "le désolant débat sur la déchéance de nationalité" ou "la meurtrissure de l’indécent discours de Munich" de Manuel Valls sur les migrants :

"

C’est toute la construction des relations sociales de notre pays qui est mise à bas en renversant la hiérarchie des normes (…). Pas ça, pas nous, pas la gauche ! Que restera-t-il des idéaux du socialisme lorsque l’on aura, jour après jour, sapé ses principes et ses fondements ?

"

Tout y passe et plus seulement les orientations économiques du couple exécutif. On comprend mieux pourquoi Martine Aubry ne "souhaitait" pas entrer au gouvernement lors du dernier remaniement. 

[BONUS TRACK] La liste des signataires

"Claude Alphandéry (résistant, économiste engagé dans l’insertion), Martine Aubry (maire de Lille, PS), Daniel Cohn-Bendit (ancien député européen écologiste), Daniel Cohen (économiste, membre du conseil de surveillance du « Monde »), Laurence Dumont (première vice-présidente de l’Assemblée nationale, députée du Calvados, PS), Yann Galut (député du Cher, PS), Jean-Marc Germain (député des Hauts-de-Seine, PS), Annie Guillemot (sénatrice du Rhône, PS), Benoît Hamon (député des Yvelines, PS), Yannick Jadot (député européen, EELV), Bruno Julliard (premier adjoint à la maire de Paris, PS), Axel Kahn (généticien, essayiste), Chaynesse Khirouni (députée de Meurthe-et-Moselle, PS), François Lamy (député de l’Essonne, PS), Gilles Pargneaux (député européen, PS), Christian Paul (député de la Nièvre, PS), Laura Slimani (présidente des Jeunes socialistes européens) et Michel Wieviorka (sociologue)."

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