Le député LREM Matthieu Orphelin accuse les députés de l’opposition d’avoir "trop d’expérience"

Publié à 10h22, le 01 août 2017 , Modifié à 10h23, le 01 août 2017

Le député LREM Matthieu Orphelin accuse les députés de l’opposition d’avoir "trop d’expérience"
Matthieu Orphelin, député LREM. © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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Loïc Le Clerc pour

Grand n’importe quoi à l’Assemblée, explication de texte. Il ne vous aura pas échappé que les débats sur la loi pour la confiance dans la vie politique ont été… chaotiques, c'est le mot.

Entre plusieurs couacs au moment des votes et les très nombreuses altercations entre le perchoir et les députés, notamment de l'opposition, le coupable est tout trouvé : le manque d'expérience des membres de la majorité LREM.

Mais justement, dans une tribune publiée par L’Obs le 31 juillet, le député LREM Matthieu Orphelin fait le bilan de ce début de législature. Et pour justifier le fameux *grand n’importe quoi*, il fustige les anciens députés ayant "trop d’expérience". Il développe de la sorte :



Qu’en retiendrez-vous, sur le fond comme sur la tenue des débats ? [...] Notre ponctuel manque d’expérience au perchoir pour gérer quelques situations chaudes, ou le trop d’expérience de ceux qui siègent depuis 30 ans dans des hémicycles, et qui ont très bien su comment profiter de chaque hésitation pour bordéliser la séance ?

Et Matthieu Orphelin se justifie ainsi : "Assumons d’être encore en rodage sur la forme car le fond avance ! Et mieux vaut cela que d’être trop professionnel de la politique."

Précédemment, un autre député LREM, Gabriel Attal, avait lui aussi publié une tribune où il y fustigeait le procès en incompétence des néo-élus, arguant que "l'Assemblée n'a pas attendu LREM pour qu'un député imite une poule".

Depuis le début de cette XVème législature, les députés LREM ont subi les foudres de leurs collègues plus expérimentés, comme Philippe Gosselin (LR) ou Olivier Faure (PS), multipliant les rappels au règlement. Un manque d'expérience que la majorité paye cash. François de Rugy, président de l'Assemblée, minimisera en parlant d'une "forme de bizutage".

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