Un étudiant offre "un pain au chocolat de la paix" à Jean-François Copé lors de sa première sortie publique

Publié à 12h17, le 21 janvier 2016 , Modifié à 12h23, le 21 janvier 2016

Un étudiant offre "un pain au chocolat de la paix" à Jean-François Copé lors de sa première sortie publique
Jean-François Copé © François LO PRESTI / AFP
Image Sylvain Chazot


#TEAMPAINAUCHOCOLAT – Il est des offrandes qui réchauffent le cœur des destinataires. Et puis il y a les cadeaux que l'on fait à Jean-François Copé. Mercredi 20 janvier, après avoir enchaîné la publication de son livre, une participation à l'émission de Marc-Olivier Fogiel Le Divan puis une matinale sur RTL, l'ancien président de l'UMP s'est rendu à Lille pour débattre avec des étudiants en commerce.

Et là, comme le raconte Europe1 ce jeudi 21 janvier, un étudiant, au micro, a dit à Jean-François Copé :  

Je voulais juste vous offrir un pain au chocolat de la paix.

Ce à quoi Jean-François Copé a répondu un simple "merci". Oui, "le bienveillant" est également poli car ce cadeau-là n'en était pas vraiment un mais faisait référence à l'une des plus grandes polémiques de l'histoire de Jean-François Copé.

Le 5 octobre 2012 à Draguignan, en pleine campagne pour la présidence de l'UMP, le maire de Meaux avait voulu dénoncer une nouvelle fois le "racisme anti-blancs". "Il est des quartiers où les enfants ne peuvent pas manger leur pain au chocolat car c'est le ramadan", avait-il dit, s'attirant les foudres de son propre camp. Son adversaire de l'époque, François Fillon, l'avait par exemple accusé de "rechercher le buzz à tout prix".

Mais, trois ans plus tard, Nicolas Sarkozy avait validé cette théorie dite du pain au chocolat. "Copé, il a dit des conneries, mais ses pains au chocolat, ce n'était pas une connerie", avait expliqué le président de LR, cité par Le Canard Enchaîné en juin 2015.

À Lille, mercredi soir, en sus du pain au chocolat, Jean-François Copé a pu s'apercevoir que la route serait encore longue avant que certains dossiers ne soient vraiment oubliés. Comme l'affaire Bygmalion par exemple. "Peut-être que quand j'ai dit depuis le début que j'étais innocent, peut-être que c'était vrai. Et peut-être que si la justice le confirme, il y aura eu comme un malentendu quand même. Et ce malentendu, moi j'aurais tout perdu. Sauf ma liberté, que j'ai retrouvée", a-t-il déclaré. 

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