François Bayrou s'extasie à l'idée d'un "grand mouvement central" entre Juppé et Macron pour les européennes : "C'est le rêve de ma vie"

Publié à 18h47, le 12 novembre 2017 , Modifié à 18h50, le 12 novembre 2017

François Bayrou s'extasie à l'idée d'un "grand mouvement central" entre Juppé et Macron pour les européennes : "C'est le rêve de ma vie"
François Bayrou. © LOIC VENANCE / AFP
Image Loïc Le Clerc


François Bayrou avait deux rêves (au moins). Le premier : être président de la République. Après trois élections ratées, au printemps 2017, il se retire pour laisser de la place à Emmanuel Macron. Bingo ! François Bayrou a "labouré" et Emmanuel Macron a "récolté", se félicitait le patron du MoDem en avril dernier.

Ce dimanche 12 novembre, c'est un autre rêve du "simple-citoyen-maire-de-Pau-ancien-Garde-des-Sceaux" qui est en passe de devenir réalité. D'après Sud Ouest, Alain Juppé, maire de Bordeaux et proche de François Bayrou, souhaiterait "la constitution d’un 'grand mouvement central' pour le scrutin européen", écrit le quotidien régional.

Réaction de François Bayrou à L'Opinion :

C’est un événement très heureux, c’est le rêve de ma vie ! C’est une page qui se tourne. Il y a eu une période de glaciation entre les blocs de droite et de gauche, avec la banquise qui pesait au-dessus de nous. Tout ça s’est effondré. Il s’agit là d’un acte décisif de la recomposition politique.

Entre temps, en milieu d'après-midi, le maire de Bordeaux a réagi aux prétentions qui lui prête Sud Ouest, indiquant ne pas (encore ?) songer sérieusement à une "liste commune" avec le parti d'Emmanuel Macron pour les européennes.

Mais qu'importe, ce "rêve" éveillé, donc, que François Bayrou fait depuis des années en vain, l'éphémère ministre de la Justice ne compte pas le regarder passer sans rien faire. Au contraire, pourquoi ne pas élargir encore plus ce "grand mouvement". Il ajoute :

On peut aider à faire ciment entre toutes ces forces politiques éparpillées. Il n’y a aucune difficulté sur le projet, nous pensons la même chose. C’est la même aspiration. S’ils [les membres de l'UDI, NDLR] ont des rancœurs, ça leur passera, tout ça n’est qu’enfantillage.

Il y a un mois, François Bayrou se vantait d'exister encore politiquement "parce que l’existence en politique est commandée par les idées fortes". Alors, que ses rêves se réalisent, avec ou sans lui, personne ne lui ôtera l'idée qu'il exerce encore une "influence politique" insoupçonnée.

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