Un syndicaliste à Hollande : "fais ton boulot mon pote, si tu ne le fais pas, on va venir t'expliquer …"

Un syndicaliste à Hollande : 'fais ton boulot mon pote, si tu ne le fais pas, on va venir t'expliquer …'

A Amiens, Goodyear pourrait fermer son site de production qui compte 1.250 salariés. Le fabricant américain de pneumatiques, selon les annonces du Monde, devrait annoncer sa décision lors d'un comité central d'entreprise (CCE), le 31 janvier.

En octobre 2011, François Hollande s'était rendu sur ce site. Il était encore candidat et venait apporter son soutien aux salariés de l'usine. 

Celui qui était encore candidat avait a plaidé pour un renforcement des droits sociaux face aux licenciements boursiers. "L'Etat peut fixer des règles", expliquait-il au secrétaire CGT Mickaël Wamen. 

Mais depuis, François Hollande est devenu président de la République et la firme américaine pourrait bien fermer l'usine. Les syndicats sont en colère, comme le montre France 2 ce vendredi avec un reportage à Amiens. 

Le même Mickaël Wamen parle même très directement au chef de l'Etat : 

T'es élu, fais ton boulot mon pote, fais ce que tu as à faire, parce que si tu ne le fais pas, nous on va venir t'expliquer gentiment ce qu'il faut que tu fasses. 

"Il y aura peut-être un projet de fermeture mais il n'y aura pas de fermeture", a également lancé Mickaël Wamen, avant d'ajouter: "On va mettre le gouvernement en face de ses responsabilités".

Les services du Premier ministre ont reconnu un "risque de fermeture", indiquant que le gouvernement tentait de "renouer le dialogue entre les syndicats, la direction et l'éventuel repreneur", l'américain Titan avec qui les discussions avaient échoué en juin.

Pour sa part, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg en déplacement à Toulouse a indiqué que son ministère suivait "depuis plusieurs mois" le dossier et qu'il s'agissait d'une "très mauvaise nouvelle pour la France".