Valérie Pécresse raconte que, parmi les candidats à la primaire, seul Nicolas Sarkozy n’a pas répondu à sa lettre

Publié à 08h10, le 02 novembre 2016 , Modifié à 08h23, le 02 novembre 2016

Valérie Pécresse raconte que, parmi les candidats à la primaire, seul Nicolas Sarkozy n’a pas répondu à sa lettre
Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse. © Montage le Lab via AFP.

Son choix se faisait attendre. Avec Xavier Bertrand, Valérie Pécresse était un des derniers ténors de LR à n’avoir pas pris position pour la primaire. C’est chose faite puisque la présidente de la région Ile-de-France, ancienne filloniste, a décidé de rouler pour Alain Juppé, le favori de la primaire de la droite.

Ce mercredi 2 novembre, l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy est l’invitée de RTL pour faire le SAV de sa décision. "J’ai longuement mûri mon choix. J’ai toujours dit que j’avais trois critères : le programme, la méthode pour le mettre en œuvre et sur l’incarnation de la fonction présidentielle", commence-t-elle par expliquer avant de révéler que seul l’ancien Président n’avait pas répondu à sa lettre aux candidats :

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J’ai écrit une lettre à tous les candidats début septembre en leur parlant de ma vision de la France. Je défendais une société libérée. Six candidats m’ont répondu mais Nicolas Sarkozy a choisi de ne pas me répondre.

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Début septembre en effet, Valérie Pécresse avait écrit à tous les candidats une longue lettre en forme de programme présidentiel. Courtisée de toutes parts, la patronne de la région capitale avait alors reçu un SMS pas du tout subtil de Nicolas Sarkozy pour obtenir son soutien. En vain.

Et Valérie Pécresse de développer sur RTL le pourquoi de son non-soutien à Nicolas Sarkozy :

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J’ai bien senti que l’idée que je défendais que le président de la République allait devoir faire des grandes réformes régaliennes, restaurer l’autorité de l’Etat, mais qu’il fallait qu’il lâche prise et que beaucoup d’innovations sociales, économiques, écologiques, se feraient par les territoires. Bref, une nouvelle décentralisation. J’ai senti que tout ça n’était pas conforme à son idée de la présidence de la République.

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Un nouveau coup dur pour le camp Sarkozy, que Valérie Pécresse n’a pas prévenu de son choix – "je crois qu’il est au courant", sourit-elle - que tente de minimiser ce mercredi son directeur de campagne Gérald Darmanin. Dans les colonnes du Parisien, le maire de Tourcoing moque ainsi :

 

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Je ne suis pas sûr que l’annonce d’un ralliement de la sorte soit de nature à influencer les électeurs. C’est bien pour lui (Alain Juppé, ndlr), car il n’y a pas beaucoup de cadors qui l’entourent dans cette campagne, à part Jean-Pierre Raffarin et François Bayrou.

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