Valérie Trierweiler révèle un SMS de François Hollande dans lequel il parle des sans-dents

Publié à 11h55, le 12 octobre 2016 , Modifié à 08h22, le 13 octobre 2016

Valérie Trierweiler révèle un SMS de François Hollande dans lequel il parle des sans-dents
© BERTRAND LANGLOIS / AFP
Image Amandine Réaux


C’est elle qui avait révélé une des phrases les plus commentées du quinquennat de François Hollande : le Président surnommerait les pauvres les "sans-dents". Dans son pamphlet post-rupture avec le chef de l’État, Merci pour ce moment, Valérie Trierweiler révélait : "Il s'est présenté comme l'homme qui n'aime pas les riches. En réalité, le Président n'aime pas les pauvres. Lui, l'homme de gauche, dit en privé : 'les sans-dents' très fier de son trait d'humour."

Alors qu’elle affirmait en 2014 détenir la "preuve" de ce qu’elle avançait, l’ex-Première dame l'avance ce mercredi 12 octobre. Elle balance sur son réseau social favori, Twitter, ce qui ressemble à un SMS que lui a envoyé François Hollande, en précisant la date et l’heure : le 31 mai 2005 à 12h39.

Je suis avec ma copine Bernadette dans une grande manifestation dans son canton. Je lui ai fait un numéro de charme. Mais tu ne dois pas t'inquiéter. Dans son discours, elle a fait un lapsus formidable. Rire général, même chez les sans-dents.

François Hollande était alors Premier secrétaire du PS, officiellement compagnon de Ségolène Royal mais amant de Valérie Trierweiler.

Le timing de cet outing est calculé : aujourd’hui paraît le dernier livre de confessions de François Hollande, Un président ne devrait pas dire ça… de Gérard Davet et Fabrice Lhomme (Stock). Dans ce bouquin, le chef de l’Etat revient justement sur l’épisode des "sans-dents" révélé par Valérie Trierweiler. Et le Président reconnaît avoir prononcé ces mots. Mais pas dans le sens de la moquerie. Il raconte :



Je lui ai dit : je vois les gens qui viennent vers moi dans des manifestations, ce sont des pauvres, ils sont sans dents

"C’est odieux, c’est une trahison", s’énerve-t-il encore dans ce dernier bouquin. "Quand je dis : j’aime les gens, c’est vrai".

En septembre 2014, François Hollande était déjà revenu sur cette expression. "C’est un mensonge qui me blesse", affirmait-il alors dans une interview à L’Obs. Un "mensonge" qui lui sera difficile, aujourd'hui, de justifier.

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