Varoufakis raconte avoir parlé avec Montebourg de son éventuelle candidature en 2017

Publié à 09h18, le 24 août 2015 , Modifié à 09h37, le 24 août 2015

Varoufakis raconte avoir parlé avec Montebourg de son éventuelle candidature en 2017
Yanis Varoufakis sur BFMTV le 24 août 2015. © image BFMTV

Ils se sont vus fin juillet à l'occasion des vacances d'Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti en Grèce, sur l'ile d'Egine où le couple Varoufakis possède une villa. Ils y ont préparé la fête de la Rose avec la venue d'un Yanis Varoufakis super-star. Ils se sont revus à ladite fête de la Rose à Frangy-en-Bresse ce dimanche 23 août. Bref, Arnaud Montebourg et l'ancien ministre des Finances grec ont eu de maintes occasions de papoter.

Au lendemain de ce rendez-vous politique, Yanis Varoufakis en profite pour faire la tournée des médias français (JT de France 2 le dimanche soir, France Inter et BFMTV en diffusion ce lundi matin...), y raconter sa vision de la crise grecque, de sa gestion par son gouvernement et par l'Eurogroupe. Face à Jean-Jacques Bourdin ce lundi, il rapporte également les ambitions présidentielles de son acolyte Montebourg.

Alors que le journaliste lui demande s'il conseille à l'ex-ministre français de se présenter à la présidentielle de 2017, l'homme politique grec répond :

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Je n’aurais pas l’outrecuidance de recommander à Montebourg de se présenter. Je pense que lui-même se pose la question, n’a pas encore pris sa décision mais ce n’est pas à moi d’influer sur sa décision.



Oui, nous en avons parlé.

 

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Yanis Varoufakis donne par ailleurs, de nouveau, sa vision du poids de la France lors des négociations de l'Eurogroupe. Il dénonce clairement un décalage entre les mots et les actes des ministres français Michel Sapin et Emmanuel Macron :

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Lors de mes conversations avec messieurs Sapin et Macron, nous sommes tombés d’accord sur quasiment tout mais lorsqu’on se retrouvait aux réunions de l’Eurogroupe, cet accord s’évaporait. Pourquoi ? Parce que les représentants de la France ne croyaient pas disposer de l’autorité nécessaire pour décider. (...)



J’ai été témoin de son impuissance [de la France, ndlr] et j’ai assisté en technicolor au décalage entre ce que ses représentants disaient et ce qu’ils faisaient.

"

 

 

 

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