VIDÉO - Agacée par la polémique sur le burkini, Duflot appelle Valls et les médias à se ressaisir

Publié à 07h28, le 26 août 2016 , Modifié à 07h39, le 26 août 2016

VIDÉO - Agacée par la polémique sur le burkini, Duflot appelle Valls et les médias à se ressaisir
Cécile Duflot. © Capture d'écran BFM TV.
Image Sébastien Tronche


INSTANT TÉLÉ – La polémique sur le burkini, c’est un peu la sale guêpe survitaminée qui vous tourne autour et ne vous lâche pas la grappe pendant vos apéros estivaux. Une guêpe irritante qui commence sérieusement à agacer Cécile Duflot.

Invitée de BFM TV, jeudi 25 août pendant les journées d'été de son parti, la candidate à la primaire EELV s’est légèrement emportée, irritée de devoir répondre pour la énième fois sur la tenue polémique de l’été qui divise le gouvernement. L’ex-ministre du Logement de François Hollande reproche ainsi aux médias d’être aussi responsables que les politiques dans l’importance prise par ce débat sur le burkini.

Elle explique d’un ton véhément, prenant à parti la journaliste de la chaîne d'info :

Madame la journaliste de BFM TV, je veux vous dire aussi que vous êtes responsable. Il n’y a pas que les politiques parce qu’il y a des sujets importants. Vous m’avez invité parce que c’est les journées d’été d’EELV.

Et Cécile Duflot de poursuivre sa saillie, dénonçant ceux qui "alimentent une espère d’ogre médiatique qui fabrique des problèmes là où il n’y en a pas" et qui "grattent les plaies" et "insistent sur ces questions" alors qu'elle est interrogée pour la quatrième fois sur la question du burkini :

Je profite que nous soyions en direct pour dire qu’on alimente une espèce d'ogre médiatique qui fabrique des problèmes là où il n'y en a pas et qui crée de la stigmatisation. C’est la quatrième question que vous me posez sur le sujet. Il est essentiel de parler des sujets politiques majeurs, l’avenir de notre humanité est un sujet politique majeur.

Un passage à voir en vidéo, isolé par BFM TV :



Sur le fond, et notamment sur la position de Manuel Valls qui a divisé son propre gouvernement en soutenant les arrêtés municipaux anti-burkini et en affirmant que le port du voile islamique était "une revendication politique", Cécile Duflot met en garde le chef du gouvernement. "Le Premier ministre gagnerait à se ressaisir et tout le monde à prendre du recul par rapport à ce débat", a-t-elle insisté, ajoutant :



Il est évident que je ne souhaite pas considérer que se cacher ou se voiler est un signe obligatoire pour les femmes. Mais là, il faut se sortir de cette histoire très vite au risque de stigmatiser durablement les musulmanes et les musulmans.

Du rab sur le Lab

PlusPlus