VIDÉO - Benoît Hamon sous-entend largement que Jean-Luc Mélenchon a la grosse tête

Publié à 14h01, le 03 décembre 2017 , Modifié à 14h41, le 03 décembre 2017

VIDÉO - Benoît Hamon sous-entend largement que Jean-Luc Mélenchon a la grosse tête
Benoît Hamon © Capture d'écran LCI
Image Sylvain Chazot


VOST – Où en est la relation entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ? Pas très loin, en fait. Le premier, qui à en croire Jean-Luc Mélenchon aurait pu devenir son Premier ministre s'il avait retiré sa candidature à la présidentielle, a toujours de profonds désaccords second. Mais cela n'a rien à voir avec la personnalité du député des Bouches-du-Rhône, qu'on se le dise. 

Invité du Grand Jury RTL / LCI / Le Figaro ce dimanche 3 décembre, Benoît Hamon refuse de "faire de la psychologie" et de réduire Jean-Luc Mélenchon à un fort tempérament avec lequel il serait compliqué de discuter. "Oui on peut travailler avec Mélenchon" même si "lui c'est lui et moi c'est moi", résume-t-il, tel Laurent Fabius vis-à-vis de Mitterrand en 1984 - ce qui ne nous rajeunit pas. 

Mais en essayant de défendre Jean-Luc Mélenchon, l'ancien socialiste sous-entend largement que celui-ci à un énorme melon. Il lance :

Moi je ne raisonne pas vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon en disant 'olala, il a mauvais caractère'. Honnêtement, pardon de le dire, mais des responsables politiques de droite comme de gauche qui ont la tête grosse comme ça [il fait un geste avec ses mains, NDLR], j'en vois beaucoup, indépendamment de ce que je peux penser de Jean-Luc Mélenchon.

À voir ci-dessous en vidéo :





Les journalistes lui font alors remarquer qu'il vient de largement sous-entendre que Jean-Luc Mélenchon a un très gros melon. "Mais je n'ai pas dit ça !", jure-t-il cependant, avant d'ajouter :  

Je vous dis juste que voilà, ceux qui le caractérisent juste psychologiquement, je ne suis sûr qu'ils soient les mieux placés pour pouvoir résumer La France insoumise au caractère de son dirigeant.

On avait donc bien compris.

Pour autant, comme il s'y est engagé, Benoît Hamon ne se contente pas d'évoquer le tempérament de Jean-Luc-Mélenchon. Il critique également certaines positions qui, pour lui, sont difficilement surmontables. Il y a notamment la question de l'Europe. "Il ne faut pas jeter l'Europe avec le néo-libéralisme", dit-il. "Il a eu une déclaration qui marque peut-être un tournant : Quand il dit 'I want my money back', c'est-à-dire qu'on renonce à l'idée que l'Union européenne soit une de transfert, donc de solidarité, 'rendez-nous l'argent que nous avons mis sur la table'", poursuit Benoît Hamon juste avant de défendre Jean-Luc-Mélenchon que les journalistes du Grand Jury associaient à Marine Le Pen sur la question européenne : "Mélenchon, ce n'est pas Le Pen. Le Pen, elle ne se bat pas contre les ordonnances travail ; Mélenchon, il se bat contre les ordonnances travail. Le Pen, elle ne se bat pour une meilleure protection sociale et pour la transition énergétique. Mélenchon, il le fait. Mélenchon, il est de gauche, Le Pen, elle est d'extrême droite".

C'est dit.

Jean-Luc Mélenchon lui-même semble prêt à travailler avec Benoît Hamon comme en témoigne ce message posté sur Twitter dimanche : 





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