VIDÉO – Bernard Debré s'oppose à l'interdiction pour un député d'embaucher sa femme : "les députés vont embaucher aussi leurs maîtresses ?"

Publié à 20h07, le 30 janvier 2017 , Modifié à 20h13, le 30 janvier 2017

VIDÉO – Bernard Debré s'oppose à l'interdiction pour un député d'embaucher sa femme : "les députés vont embaucher aussi leurs maîtresses ?"
Bernard Debré © ERIC FEFERBERG / AFP

C'est le grand jeu de la droite depuis une semaine : proposer chaque jour un argument pour le moins *étonnant* pour défendre François Fillon dans l'affaire dite du "Penelope Gate".

Depuis l'article du Canard Enchaîné sur l'emploi fictif présumé de Penelope Fillon, de nombreux porte-flingue du candidat à la présidentielle se sont succédés pour expliquer qu'il est tout à fait courant pour un parlementaire d'embaucher un membre de sa famille comme assistant. Ce n'est absolument pas ce qui est reproché, en l'espèce, à Penelope Fillon mais bien l'occupation d'un emploi supposé fictif.

Peu importe, certains poursuivent dans la même ligne. Ce lundi 30 janvier, c'est au tour de Bernard Debré de défendre ainsi François Fillon. Invité de BFMTV, le député LR de Paris répète que l'embauche d'un membre de sa famille n'est pas illégale. "C'est très courant", affirme-t-il, se disant réticent à une interdiction. Et il a pour cela un argument béton. Il dit :  

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Je suis très réticent sur les interdictions permanentes. À partir du moment où, comme Penelope [Fillon] ou d'autres il y a un vrai métier, eh bien il y a un vrai métier. Pourquoi empêcher un député d'embaucher quelqu'un de sa famille ? Il peut le faire embaucher par un autre député. Alors ça veut dire quoi ? Que les députés vont embaucher aussi leurs maîtresses ? Il ne pourra pas le prouver. Tout ça c'est de l'hypocrisie la plus absolue.

 

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À voir ci-dessous en vidéo :



Bernard Debré a d'ailleurs lui-même déjà embauché un membre de sa famille comme assistant. "J'ai embauché en 2004 ma fille qui avait un travail, elle était chez Oberthur, elle gagnait bien sa vie et j'avais envie qu'elle connaisse la politique avec derrière l'idée qu'elle pourrait faire un jour de la politique", détaille-t-il avant d'expliquer que cette période d'observation ne l'a pas convaincu. "Elle m'a dit qu'elle ne voulait pas faire de la politique", conclut Bernard Debré. 

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