VIDÉO - Dupont-Aignan balance les SMS de "pression" envoyés par Serge Dassault pour lui demander de retirer sa candidature

Publié à 06h47, le 21 avril 2017 , Modifié à 06h54, le 21 avril 2017

VIDÉO - Dupont-Aignan balance les SMS de "pression" envoyés par Serge Dassault pour lui demander de retirer sa candidature
Nicolas Dupont-Aignan © AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


CA BALANCE PAS MAL - Nicolas Dupont-Aignan excelle dans l’art du feuilletonnage. Mardi 18 avril, le candidat de Debout la France avait fait du teasing en dévoilant un premier SMS de "menace" envoyé par le camp Fillon pour lui demander de retirer sa candidature à l’élection présidentielle. Ce jeudi 20 avril, NDA balance tout lors de "15 minutes pour convaincre" sur France 2. 

"On a douté de ma parole. On a dit que je racontais ça pour faire un coup", a assuré Nicolas Dupont-Aignan avant de dévoiler le contenu de plusieurs SMS. Il dit : 

Est-ce que je peux vous lire, je le fais, ce que m’a envoyé un grand patron de presse français, industriel, au service d’un candidat ? […] Je cite : 'Le boycott de mon journal n’est que la conséquence de ton attitude contre Fillon. Et ce n’est pas en restant dans ton coin que tu y arriveras mais en étant dans une équipe gouvernementale. Il vaut mieux manger une soupe que du pain rassis'. J’ai répondu à ce grand patron de presse : 'Je suis scandalisé que tu assumes ce boycott'. Il a répondu : 'Cela n’arrivera plus quand tu cesseras de combattre Fillon'. J’ai répondu : 'C’est de la censure'. Il a répondu : 'Si tu changes d’avis, il n’y aura plus de censure, je te le promets'.

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Remonté contre cette "démocratie d’opérette", selon ses termes, Nicolas Dupont-Aignan n’a pas donné, dans un premier temps, le nom de l’expéditeur du SMS mais il en a dévoilé largement les contours de son profil.

"Grand patron de presse français, industriel, au service" de Fillon ? Vous ne l’avez toujours pas ? Allez, on vous aide, Nicolas Dupont-Aignan évoquait, sans jamais le nommer, Serge Dassault, le patron du Figaro. Une identité qu’il a ensuite confirmée auprès de Marianne pour lever les doutes.

Le maire de Yerres (Essonne) avait auparavant critiqué les "médias détenus par des puissances d'argent, les inégalités de temps de parole", lui qui avait quitté le plateau de TF1 en mars pour dénoncer sa non-invitation lors d'un débat à cinq candidats. "Est-ce que vous croyez que monsieur Macron aurait eu toutes ces couvertures de magazine pendant des mois s'il ne servait pas des intérêts ? Tous les Français ont compris qu'il y avait un candidat chouchou !", a-t-il encore accusé.

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