VIDÉO – Emmanuel Macron dit n'importe quoi en essayant de citer IAM

Publié à 16h52, le 01 avril 2017 , Modifié à 21h12, le 01 avril 2017

VIDÉO – Emmanuel Macron dit n'importe quoi en essayant de citer IAM
© Captures d'écran BFMTV

Emmanuel Macron adore Marseille. Quand il donne un meeting dans la capitale des Bouches-du-Rhône, comme ce samedi 1er avril, le candidat à la présidentielle se prend pour un minot. Il reprend le phrasé local, assure qu'il ne craint "dégun". Échauffé par le climat méditerranéen, il rend même les coups portés par ses adversaires.

Et puis, tel un touriste à Paris chantant du Piaf à Montmartre, Emmanuel Macron veut absolument parler d'IAM à Marseille. L'ancien ministre de l'Économie a donc évoqué à plusieurs reprises, dans son discours, le groupe de rap originaire de la cité phocéenne. Il l'a même cité. Enfin presque. Voici ce qu'il a déclaré :

 

Eh bien oui, la culture, notre culture, c'est ce qui nous tient. C'est ce qui permet à chacune et chacun de sortir de sa condition et d'accéder à un commun. Parce que oui, ce n'est pas ici que je vais vous l'apprendre, nous sommes bien nés sous la même étoile.

À voir ci-dessous en vidéo :

Euh OK. Sauf que la chanson d'IAM évoquée en filigrane n'a absolument pas ce sens-là. Au contraire, dans son titre Nés sous la même étoile, issu de l'album L'École du micro d'argent, le groupe dénonce les différences sociales qui existent entre les individus dès la naissance.

Les paroles sont les suivantes, du moins dans le refrain :

La vie est belle, le destin s'en écarte, personne ne joue avec les mêmes cartes. Le berceau lève le voile, multiples sont les routes qu'il dévoile. Tant pis, on n'est pas nés sous la même étoile.

 

Une négation qu'Emmanuel Macron a semble-t-il oubliée. À moins que le candidat d'En Marche ! ne se soit limité à la lecture du titre de la chanson, qui est, rappelons-le, Nés sous la même étoile.



La chanson, qui fustige les écarts de classes sociales en citant des différences concrètes dans la vie de deux enfants, l'un issu d'une famille riche, l'autre né dans une famille pauvre, a même été jouée après La Marseillaise, à l'issue du meeting.

On comprend où Emmanuel Macron veut en venir : expliquer que la culture, comme l'éducation, peut, sinon gommer, au moins réduire les inégalités. La chanson d'IAM n'était probablement pas l'exemple plus parlant… Mais est-ce que quelqu'un l'avait écoutée avant ? 

Du rab sur le Lab

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