Publié à 23h12, le 30 novembre 2017 , Modifié à 11h00, le 26 décembre 2017

VIDÉO - Énormissime moment de tension entre Mélenchon et Laurence Debray sur le Venezuela

© Montage le Lab

Lors de L'Émission politique, ce jeudi 30 novembre sur France 2, arrive le moment du débat entre l'invité, ce soir Jean-Luc Mélenchon, et des "Français". A peine Léa Salamé a-t-elle prononcé le nom de Laurence Debray, fille de Régis Debray, que Jean-Luc Mélenchon s'agace déjà : "Ah oui, vous m'avez tapé il y a pas longtemps assez sauvagement dans un article".

Laurence Debray a vécu au Venezuela, une partie de sa famille y vit encore. Après avoir raconté une anecdote sur les conditions de vie précaires des Vénézuéliens, elle demande au député LFI s'il n'a pas l'impression d'être du mauvais côté en défendant le régime de Maduro.

Jean-Luc Mélenchon s'énerve, crescendo, lors de cette discussion, arguant qu'il n'a pas vécu là-bas, qu'il n'est pas "l'ambassadeur du Venezuela". Le témoignage de Laurence Debray devient un "élément de langage". "Vous mentez", lance-t-il lorsqu'elle lui expose sa vision de ce pays d'Amérique latine, comme le fait que le pouvoir tire à balles réelles sur des manifestants.

"Ce n'est pas votre pays", ose le chef de file des Insoumis, Léa Salamé devant intervenir à plusieurs reprises pour rappeler l'inverse. Puis, Jean-Luc Mélenchon s'emporte définitivement. Il s'étonne de "perdre son temps" pour parler du Venezuela "avec quelqu'un dont c'est sans doute l'heure de gloire". "C'est méprisant", tente Léa Salamé, mais Jean-Luc Mélenchon n'est plus arrêtable. Il tourne le dos à l'invité, repris, à nouveau, par la journaliste.

J'en ai par dessus la tête de ce genre de numéro. Chaque fois que je vais quelque part, je me tape 'Venezuela'. Y'en a ras-le-bol ! Allez faire votre propagande à l'ambassade ! [...] Vive les Etats-Unis ! A bas Venezuela ! Vivent les riches, à bas les pauvres !

Une séquence à la fois violente et malaisante, isolée par le Lab, à voir ci-dessous :

Jean-Luc Mélenchon a toujours plaidé en faveur du régime socialiste vénézuélien, du temps de Hugo Chavez comme aujourd'hui avec Nicolas Maduro. Une position qui s'appuie d'un côté sur les politiques sociales du Venezuela et d'un autre sur une critique acerbe de "l'impérialisme" des Etats-Unis.

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[BONUS TRACK]

Après avoir débattu avec Christophe Castaner, Jean-Luc Mélenchon se retrouve face à la journaliste Nathalie Saint-Cricq. Là encore, l'échange va rapidement devenir violent. Cette dernière commence par remarquer que le député LFI a eu "des propos assez méprisants" envers Laurence Debray.

La journaliste le relance sur Danièle Obono, Jean-Luc Mélenchon dit avoir déjà répondu, avant de reprendre finalement son argumentaire. Soudain, Nathalie Saint-Cricq le coupe.

- Jean-Luc Mélenchon : Cette manie que vous avez d'interrompre les gens, moi, ça fait deux heures que je suis sur le grill...



- Nathalie Saint-Cricq : Moi, ça fait deux heures que je vous écoute, je pose juste une question de précision.

Jean-Luc Mélenchon réexplique alors les désaccords qu'il a avec Danièle Obono, avant de s'emporte sur ce sujet, sur le Venezuela, avant d'accuser la journaliste d'être une "militante" qui raconte des "choses fausses", notamment sur le drapeau de l'Union européenne, tout en étant "malveillante" à son égard. Le député LFI finira par se plaindre : "Il faut se fâcher ici pour se faire entendre !"

Une autre séquence d'échanges d'amabilités suit alors, où "JLM" accuse les journalistes d'être lié au PS et à LR, avant qu'il ne revienne sur le reportage de France 2 où un de ses discours a été tronqué...

Un passage isolé par le Lab à voir ci-dessous :



[EDIT 01/12]

On dirait que Jean-Luc Mélenchon s'est bien remis de son débat avec Laurence Debray sur le Venezuela. Ce vendredi 1er décembre, le député LFI tweete :

"JLM" fait référence l'élection présidentielle qui a eu lieu au Honduras dimanche dernier. Alors que les premiers chiffres publiés dans la nuit de dimanche à lundi créditaient le candidat de gauche Salvador Nasralla de cinq points d'avance, le président sortant Juan Orlando Hernandez est passé devant. Salvador Nasralla a annoncé mercredi ne pas reconnaître les résultats encore partiels, accusant le tribunal électoral de manipulation.

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