VIDÉO - Jean-Luc Mélenchon accuse Bruno Le Maire de réciter du "catéchisme d'extrême droite"

Publié à 07h16, le 17 novembre 2015 , Modifié à 07h24, le 17 novembre 2015

VIDÉO - Jean-Luc Mélenchon accuse Bruno Le Maire de réciter du "catéchisme d'extrême droite"

C'était lundi 16 novembre, sur le plateau de Des Paroles et des Actes, sur France 2.

Il y avait d'un côté Jean-Luc Mélenchon, expliquant que dans un État de droit comme la France, on ne peut pas condamner les gens pour des opinions mais pour des actes. Une idée de laquelle découle une pensée :

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La France est multiculturelle. Et encore heureux. Il y a de gens de toutes les cultures du monde. Mais ce que nous avons en commun, ce n'est pas une culture, parce que vous seriez bien en mal de dire laquelle, c'est la loi.

 

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Et il y a de l'autre côté Bruno Le Maire, interrompant l'eurodéputé pour expliquer pourquoi, d'après lui, il existe une "culture nationale" :

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Je ne crois pas au modèle multiculturel. […] Je crois qu'il existe une culture française, je crois qu'il existe une culture nationale. Et vous ne pouvez avoir d'unité nationale que si chacun se rassemble autour de cette culture.

 

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Des propos agrémentés de "évidemment, évidemment", lancés par Marion Maréchal-Le Pen, elle aussi présente en plateau.

Alors cela s'est tendu, comme souvent. Et même trois jours après les effroyables attentats de Paris, Jean-Luc Mélenchon et Bruno Le Maire se sont affrontés verbalement. Et c'est l'eurodéputé qui a chargé le premier :

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Est-ce que vous permettez qu'il vous soit répondu une fois quelque chose ou bien est-ce que vous avez l'intention de réciter la totalité du catéchisme d'extrême droite qui est le vôtre ?

 

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Ce qui n'a pas vraiment été du goût de Bruno Le Maire. "Le dialogue, c'est pas les insultes". "Mais ce n'est pas une insulte 'extrême droite', c'est une caractérisation", lui a répondu l'ancien coprésident du Parti de gauche, qui en a profité pour dire qu'"extrême gauche" n'est pas non plus une insulte.

À voir ci-dessous en vidéo :

 

Bref, cela a continué encore un peu. Mais ce n'est pas le propos du débat. Lundi soir, un homme de gauche et un homme de droite ont débattu. Vivement. Ce fut être un peu surjoué des deux côtés. Un peu convenu aussi.

Ce débat n'était même pas neuf, Bruno Le Maire, probable futur candidat à la primaire de la droite en 2016, se voyant régulièrement accusé de lorgner sur la droite de sa droite, notamment lorsqu'il parle d'immigration et de sécurité. En février dernier, Jean-Christophe Cambadélis avait par exemple estimé que Bruno Le Maire était "le plus dangereux" à droite car "il pense comme Buisson [le très droitier ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, ndlr] et se présente comme Juppé".

Ce n'était pas neuf, surjoué et un peu convenu. Mais c'était un débat. 

Du rab sur le Lab

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