VIDÉO - Le dépit du très sarkozyste Roger Karoutchi face à la perspective de devoir rallier François Fillon

Publié à 13h13, le 20 novembre 2016 , Modifié à 16h12, le 22 novembre 2016

VIDÉO - Le dépit du très sarkozyste Roger Karoutchi face à la perspective de devoir rallier François Fillon
Roger Karoutchi © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Il y a encore peu, tout le monde ou presque imaginait un second tour de la primaire de la droite entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Et puis François Fillon est arrivé, sans se presser, et grâce à plusieurs sondages favorables, l'ancien Premier ministre fait désormais figure de trublion capable : 1) de se qualifier pour la finale et 2) de remporter la primaire.

Cette perspective n'enchante que très moyennement Roger Karoutchi. C'est ce que le très sarkozyste sénateur des Hauts-de-Seine reconnaît auprès de Thierry Solère, président de la commission d'organisation de la primaire et accessoirement soutien de Bruno Le Maire, comme l'ont capté les caméras de C Politique, sur France 5 ce dimanche. Les deux hommes devisent :

-          Roger Karoutchi : Aïe aïe aïe aïe aïe… Bon bah s'il faut rallier Fillon…



-          Thierry Solère : [rire] C'est un métier… Sincèrement !



-          Roger Karoutchi : C'est plus un métier…

À voir ci-dessous en vidéo : 

Les deux élus réagissent à une enquête d'opinion favorable à François Fillon. Il s'agit vraisemblablement du sondage Ifop pour Atlantico, publié le 15 novembre et qui donnait, pour la première fois, le député de Paris potentiel vainqueur de la primaire. Roger Karoutchi n'arrive pas y croire. "Moi je n'y crois pas parce que je n'arrive pas à m'y faire", dit-il avant de donner les résultats de l'enquête : "Fillon 54 / 46 au deuxième tour contre Juppé, 63 / 37 contre Sarkozy", souffle-t-il, s'étonnant que l'ancien chef du gouvernement ait pu prendre neuf points dans les sondages en huit jours

Roger Karoutchi est dépité. Il réalise qu'il va peut-être être contraint de rallier François Fillon dans la perspective d'une élimination de Nicolas Sarkozy dès le premier tour de la primaire. Et cela, vraiment, ça ne l'enchante pas, mais alors pas du tout.

Les deux hommes ont, il est vrai, un certain passif. En 2012, Roger Karoutchi était directeur de campagne de Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP, face à François Fillon donc et avec le drame que l'on sait... Devoir soutenir, quatre ans plus tard, l'ancien adversaire en dépiterait plus d'un, c'est une certitude. 

 

 

[EDIT 22/11]

Deux jours plus tard, Roger Karoutchi a décidé de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Et quitte à devoir rallier François Fillon, autant le faire avec le sourire. 

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